Défendre les droits de Julian Assange et la liberté de la presse
Déclaration écrite
No.
705
| Doc. 15061
| 31 janvier 2020
- Signataires :
- M. Andrej HUNKO,
Allemagne, GUE ; Mme Thorhildur Sunna ÆVARSDÓTTIR,
Islande, SOC ; Mme Gökay AKBULUT,
Allemagne, GUE ; M. Vlad BATRINCEA,
République de Moldova, SOC ; M. Ľuboš BLAHA,
République slovaque, SOC ; Mme Maryvonne BLONDIN,
France, SOC ; M. Michel BRANDT,
Allemagne, GUE ; M. Maurizio BUCCARELLA,
Italie, NI ; M. Constantinos EFSTATHIOU,
Chypre, SOC ; M. Petter EIDE,
Norvège, GUE ; Mme Christiana EROTOKRITOU,
Chypre, SOC ; M. Petri HONKONEN,
Finlande, ADLE ; M. Momodou Malcolm JALLOW,
Suède, GUE ; M. Leonid KALASHNIKOV,
Fédération de Russie, GUE ; M. Georgios KATROUGKALOS,
Grèce, GUE ; M. Kimmo KILJUNEN,
Finlande, SOC ; M. Tiny KOX,
Pays-Bas, GUE ; M. George LOUCAIDES,
Chypre, GUE ; M. Alvise MANIERO,
Italie, NI ; M. Gianni MARILOTTI,
Italie, NI ; Mme Cornelia MÖHRING,
Allemagne, GUE ; M. Marco NICOLINI,
Saint-Marin, GUE ; Mme Ria OOMEN-RUIJTEN,
Pays-Bas, PPE/DC ; M. Hişyar ÖZSOY,
Turquie, GUE ; M. Christian PETRY,
Allemagne, SOC ; M. Roberto RAMPI,
Italie, SOC ; Mme Irina RODNINA,
Fédération de Russie, NI ; M. Nikolai RYZHAK,
Fédération de Russie, GUE ; M. Shamsail SARALIEV,
Fédération de Russie, NI ; M. Jussi SARAMO,
Finlande, GUE ; M. Axel SCHÄFER,
Allemagne, SOC ; M. Stefan SCHENNACH,
Autriche, SOC ; M. Tommy SHEPPARD,
Royaume-Uni, NI ; Mme Feleknas UCA,
Turquie, GUE ; M. Jiři VALENTA,
République tchèque, GUE ; Mme Victoria VELASQUEZ,
Danemark, GUE ; Mme Svetlana ZHUROVA,
Fédération de Russie, NI
Cette déclaration écrite ne reflète pas la position de l’Assemblée, mais uniquement celle des membres qui l’ont signée. Elle ne fera pas l’objet de mesures supplémentaires de l’Assemblée.
Nous, soussignés, déclarons ce qui suit:
Nous faisons part de notre inquiétude au sujet du bien-être
de Julian Assange et des poursuites engagées à son encontre par
les États-Unis, qui mettent en péril les normes du Conseil de l’Europe
en matière de protection des sources journalistiques, de droits
des journalistes et de liberté d’expression.
Nous sommes également préoccupés par les conclusions du Rapporteur
spécial des Nations Unies sur la torture, Nils Melzer, qui estime
que Julian Assange présente tous les symptômes caractéristiques
d’une exposition prolongée à la torture psychologique et convient
que le régime de détention auquel il est actuellement soumis au
Royaume-Uni est excessif, disproportionné et discriminatoire.
En février prochain, une juridiction britannique examinera
l’éventuelle extradition de Julian Assange vers les États-Unis sous
les chefs d’accusation établis au titre de la loi relative à l’espionnage
de 1917. Julian Assange est le premier éditeur à l’encontre duquel
de tels chefs d’accusation aient été retenus.
En cas d’extradition de Julian Assange, il faut s’attendre
à ce que cette mesure soit suivie de violations des droits de l’homme,
comme cela a été le cas lors de la détention antérieure et actuelle
de la donneuse d’alerte Chelsea Manning.
La Plateforme du Conseil de l’Europe pour renforcer la protection
du journalisme et la sécurité des journalistes a publié une alerte
sur le «Maintien en détention du fondateur et éditeur de WikiLeaks,
Julian Assange».
Nous appelons les institutions et les États membres du Conseil
de l’Europe à suivre attentivement les questions soulevées par cette
situation et à défendre les droits garantis à Julian Assange par
la Convention européenne des droits de l’homme.