COVID-19 – une réponse efficace et respectueuse des droits humains
Proposition de résolution
| Doc. 15094
| 27 mars 2020
- Signataires :
- Mme Jennifer DE TEMMERMAN,
France, ADLE ; M. Allal AMRAOUI,
Maroc ; Lord Richard BALFE,
Royaume-Uni, NI ; M. Aleksandr BASHKIN,
Fédération de Russie, NI ; Mme Petra BAYR,
Autriche, SOC ; M. Fourat BEN CHIKHA,
Belgique, SOC ; M. Irakli BERAIA,
Géorgie, SOC ; Mme Maryvonne BLONDIN,
France, SOC ; M. Koloman BRENNER,
Hongrie, NI ; Mme Doris BURES,
Autriche, SOC ; M. Andrian CANDU,
République de Moldova, SOC ; Mme Marija Maja ĆATOVIĆ,
Monténégro, SOC ; M. Damien COTTIER,
Suisse, ADLE ; Mme Yolaine de COURSON,
France, ADLE ; Mme Sabrina DE CARLO,
Italie, NI ; Mme Andrea EDER-GITSCHTHALER,
Autriche, PPE/DC ; M. Andrey EPISHIN,
Fédération de Russie, NI ; M. Franz Leonhard ESSL,
Autriche, PPE/DC ; Mme Edite ESTRELA,
Portugal, SOC ; M. Sergey FABRICHNYY,
Fédération de Russie, NI ; Mme Béatrice FRESKO-ROLFO,
Monaco, ADLE ; M. Fabien GOUTTEFARDE,
France, ADLE ; M. Gusty GRAAS,
Luxembourg, ADLE ; M. Etienne GRECH,
Malte, SOC ; M. Jean-Pierre GRIN,
Suisse, ADLE ; M. Andrej HUNKO,
Allemagne, GUE ; M. Rafael HUSEYNOV,
Azerbaïdjan, ADLE ; M. Ervin IBRAHIMOVIĆ,
Monténégro, PPE/DC ; Mme Gyde JENSEN,
Allemagne, ADLE ; M. Charles JUILLARD,
Suisse, PPE/DC ; M. Igor KAGRAMANYAN,
Fédération de Russie, NI ; M. Sergey KALASHNIKOV,
Fédération de Russie, GUE ; M. Claude KERN,
France, ADLE ; M. Belan KHAMCHIEV,
Fédération de Russie, NI ; M. Irakli KOBAKHIDZE,
Géorgie, SOC ; M. Eduard KÖCK,
Autriche, PPE/DC ; M. Aleksei KONDRATEV,
Fédération de Russie, NI ; M. Vladimir KOZHIN,
Fédération de Russie, NI ; Mme Stephanie KRISPER,
Autriche, ADLE ; M. Maksim KUDRIAVTSEV,
Fédération de Russie, NI ; M. Kakhaber KUTCHAVA,
Géorgie, SOC ; M. Luís LEITE RAMOS,
Portugal, PPE/DC ; M. Michael LINK,
Allemagne, ADLE ; M. Sergey LISOVSKIY,
Fédération de Russie, NI ; M. Saša MAGAZINOVIĆ,
Bosnie-Herzégovine, SOC ; Baroness Doreen MASSEY,
Royaume-Uni, SOC ; M. Mikayel MELKUMYAN,
Arménie, CE/AD ; M. Giuseppe Maria MORGANTI,
Saint-Marin, SOC ; Mme Snježana NOVAKOVIĆ BURSAĆ,
Bosnie-Herzégovine, NI ; Mme Sanja PAVIĆEVIĆ,
Monténégro, SOC ; Mme Irina RUKAVISHNIKOVA,
Fédération de Russie, NI ; M. Nikolai RYZHAK,
Fédération de Russie, GUE ; Mme Selin SAYEK BÖKE,
Turquie, SOC ; M. Stefan SCHENNACH,
Autriche, SOC ; M. Predrag SEKULIĆ,
Monténégro, SOC ; Mme Olga STAROSTINA,
Fédération de Russie, NI ; M. Andrzej SZEJNA,
Pologne, SOC ; Mme Liliana TANGUY,
France, ADLE ; Mme Laurence TRASTOUR-ISNART,
France, PPE/DC ; M. Robert TROY,
Irlande, ADLE ; M. Dmitrii VASILENKO,
Fédération de Russie, NI ; M. Liviu VOVC,
République de Moldova, PPE/DC ; Mme Martine WONNER,
France, ADLE ; Mme Naira ZOHRABYAN,
Arménie, CE/AD
Cette proposition n'a pas été examinée par l'Assemblée et n'engage que ses signataires.
En 2015, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a mis au
point un outil spécialement destiné à déterminer à quelles maladies
et quels agents pathogènes donner la priorité en matière de recherche
et développement dans un contexte d’urgence de santé publique. En
2018, l’OMS a ajouté une «maladie X» à cette liste. Apparemment,
la «maladie X» est maintenant parmi nous, sous la forme du COVID-19,
une maladie qui est provoquée par un nouveau coronavirus, très contagieux:
le 2019-nCoV. L’épidémie a été signalée pour la première fois par
le bureau national de l’OMS en Chine le 31 décembre 2019. Le 30 janvier
2020, l’OMS a décrété que cette épidémie constituait une urgence
de santé publique de portée internationale. L’état de pandémie a
été déclaré le 11 mars 2020. Au moment de la rédaction du présent
texte, la maladie s’est répandue dans six continents, des centaines
de milliers de personnes ont été infectées et des milliers sont décédées.
À la suite de l’épidémie d’Ébola en 2015-2016, l’Assemblée
parlementaire a adopté la Résolution
2114 (2016) intitulée «La gestion des urgences de santé publique
de portée internationale», dans laquelle elle demandait instamment
d’explorer de nouvelles méthodes de travail pour affronter les crises
sanitaires internationales avant qu’elles ne se produisent. Malheureusement,
le monde n’était pas préparé à cette pandémie. Le système financier
mondial et de nombreux systèmes de santé arrivent déjà aux limites
de leurs capacités, alors que le pire est encore à venir. Parmi
les autres conséquences bien réelles figurent des risques pour les démocraties
européennes, la discrimination contre les migrants, les réfugiés,
les personnes «d’apparence étrangère», les personnes pauvres et
les personnes marginalisées, le creusement des inégalités et un
impact particulièrement important sur les femmes, les personnes
âgées et les personnes de santé fragile.
Nous devons donc nous attacher maintenant à apporter une réponse
efficace et respectueuse des droits humains face au COVID‑19, afin
de sauver des vies et de garantir l’accès aux soins à toutes les
personnes qui en ont besoin, et afin de gérer les conséquences sociales,
économiques, financières et politiques de la pandémie de manière
équitable, par la coopération internationale. Les activités des
autorités de santé nationales, régionales et internationales, dont
l’OMS, ainsi que toutes les procédures décisionnelles nationales et
européennes, doivent être transparentes et dépolitisées, et accorder
la priorité aux droits humains et aux vies humaines.