Des stratégies sur la qualité de l’air pour réduire la propagation du coronavirus
Proposition de résolution
| Doc. 15126
| 14 août 2020
- Commission
- Commission des questions sociales, de la santé et du développement durable
Cette proposition n'a pas été examinée par l'Assemblée et n'engage que ses signataires.
Avant la pandémie de coronavirus, la pollution de l’air entraînait
chaque année le décès prématuré de plus de 750 000 personnes dans
les États membres du Conseil de l'Europe, ce qui représente un coût
annuel de plus de 500 milliards d’euros pour la société. Comme le
souligne la Résolution 2286 (2019) de l’Assemblée parlementaire, ce type de pollution provoque
des maladies pulmonaires et cardiaques, des infarctus et des cas de
démence, mais aussi des pathologies physiques et mentales chez les
enfants et les bébés à naître.
Alors que la population a bénéficié d’une amélioration de
la qualité de l’air pendant le confinement dû au coronavirus, les
recherches menées dans l’Union européenne, aux États-Unis, en Chine
et ailleurs prouvent clairement que la pollution de l’air accroît
les taux de mortalité et d’infection liés au coronavirus et pourrait
aussi contribuer à transporter le virus. Par voie de conséquence,
la pollution de l’air aggrave le risque d’une résurgence plus rapide
et plus mortelle du coronavirus dans les pays qui sortent du confinement.
L’Assemblée devrait ainsi appeler les États membres:
- à renforcer leurs stratégies
sur la qualité de l’air pour améliorer la santé publique et réduire
la propagation du coronavirus;
- à soutenir les propositions visant, entre autres, à promouvoir
les pratiques de travail et une organisation des services publics
permettant de limiter les déplacements par un recours aux technologies; à augmenter
la fréquence des transports publics, à les rendre plus respectueux
de l’environnement et à créer des transports privés plus propres;
à développer la piétonnisation et la pratique du vélo; à restreindre
la combustion de bois et de charbon; à améliorer la qualité de l’air
intérieur; à s’orienter vers des industries moins polluantes et
à réduire le recours aux traitements phytosanitaires dans l’agriculture;
à adopter les objectifs de l’Organisation mondiale de la Santé en
matière de qualité de l’air;
- à ériger la durabilité environnementale et la santé publique
en priorités nécessitant des investissements dans le cadre des économies
nationales et des accords commerciaux multilatéraux, le levier d’action étant
les stratégies nationales visant à atteindre divers objectifs fixés
par le Programme de développement durable à l'horizon 2030 des Nations
Unies.