Le 20 août 2020, le leader de l'opposition russe Alexei Navalny a été hospitalisé en Fédération de Russie et transféré en Allemagne deux jours plus tard. Le 2 septembre, le Gouvernement allemand a déclaré officiellement avoir «la preuve sans équivoque» que M. Navalny avait été empoisonné avec un agent neurotoxique de type Novichok. Ces conclusions ont ensuite été confirmées par un laboratoire français et un laboratoire suédois. Les autorités russes ont nié toute implication dans l'empoisonnement et aucune enquête pénale n'a été ouverte en Fédération de Russie jusqu'à présent.
Cet empoisonnement n'est pas la première attaque potentiellement mortelle contre une figure de l'opposition en Fédération de Russie. Elle a des implications sur la politique européenne et sur l'état de la démocratie et des droits de l'homme en Fédération de Russie.
Rappelant les déclarations de la Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, Dunja Mijatović, et des corapporteurs de l'Assemblée parlementaire sur le suivi du respect des obligations et engagements de la Fédération de Russie, Ria Oomen-Ruijten et Axel Schäfer, concernant l'expérience antérieure de notre Organisation dans la mise en place d’un cadre propice aux enquêtes internationales sur les crimes politiquement sensibles, tout en notant qu'un rapport de l'Assemblée ne remplace ni n'entend remplacer aucune enquête, qu'elle soit nationale ou internationale, nous appelons l'Assemblée à contribuer à la mise en lumière des circonstances de l'empoisonnement de M. Navalny dans un rapport spécial sur le sujet.