2021 est l’année du 70e anniversaire de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés. Au cours de ses sept décennies d’existence, des millions de réfugiés ont bénéficié de la protection de cet instrument immuable. Le changement climatique et la pandémie de coronavirus ne sont que des facteurs parmi d’autres qui aggravent encore davantage les problèmes épineux engendrés par le déplacement de personnes.
De tous les États membres, la Turquie est celui qui accueille le plus grand nombre de réfugiés, à savoir 3,6 millions de personnes. Au niveau mondial, on estime que, parmi les 79,5 millions de personnes déplacées contre leur gré, 30 à 34 millions (38-43 %) sont des enfants âgés de moins de 18 ans. Le nombre de réfugiés, de demandeurs d’asile et de personnes déplacées ne cesse d’augmenter dans le monde.
À la mi-2020, on dénombrait en Ukraine 2 218 personnes bénéficiant du statut de réfugié ou d’une protection complémentaire, environ 2 300 demandeurs d’asile et environ 1,5 million de personnes déplacées.
Dans de nombreux pays européens, l’ampleur et la rapidité des déplacements de réfugiés pose d’importants défis aux systèmes d’accueil et d’asile. Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) appelle à la mise en place de systèmes d’asile équitables et efficaces en Europe, afin que les demandeurs d’asile puissent bénéficier de l’asile et d’une protection effective.
Compte tenu de la haute mission et de la contribution inestimable pour l’Europe du HCR, l’Assemblée parlementaire devrait célébrer ce 70e anniversaire en 2021, et mettre en lumière le rôle de la Convention et du HCR dans la construction d’un monde plus juste et plus pacifique.