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Les effets de la covid-19 sur la santé des minorités roms

Proposition de résolution | Doc. 15287 | 18 mai 2021

Signataires :
Mme Yelyzaveta YASKO, Ukraine, PPE/DC ; Mme Larysa BILOZIR, Ukraine, PPE/DC ; Mme Margreet De BOER, Pays-Bas, SOC ; M. Damien COTTIER, Suisse, ADLE ; Mme Marie-Christine DALLOZ, France, PPE/DC ; M. Frank HEINRICH, Allemagne, PPE/DC ; M. Yuriy KAMELCHUK, Ukraine, PPE/DC ; Mme Yevheniia KRAVCHUK, Ukraine, ADLE ; Mme Stephanie KRISPER, Autriche, ADLE ; Mme Inese LĪBIŅA-EGNERE, Lettonie, PPE/DC ; M. Dmytro LUBINETS, Ukraine, PPE/DC ; Mme María Valentina MARTÍNEZ FERRO, Espagne, PPE/DC ; Mme Mariia MEZENTSEVA, Ukraine, PPE/DC ; M. Killion MUNYAMA, Pologne, PPE/DC ; M. Andreas NICK, Allemagne, PPE/DC ; M. Gonzalo ROBLES, Espagne, PPE/DC ; M. Stefan SCHENNACH, Autriche, SOC ; M. Frank SCHWABE, Allemagne, SOC ; M. Tommy SHEPPARD, Royaume-Uni, NI ; M. Serhii SOBOLIEV, Ukraine, PPE/DC ; M. Bogusław SONIK, Pologne, PPE/DC ; M. Oleg VOLOSHYN, Ukraine, SOC ; M. Emanuelis ZINGERIS, Lituanie, PPE/DC

Au-delà des effets prévisibles sur les systèmes de santé, la covid-19 a eu de nombreuses conséquences indirectes pour certaines minorités. Ces effets indirects ne se limitent pas à une intensification des inégalités préexistantes concernant l’accès aux soins de santé, au logement et à l’emploi, comme le relève la Résolution 2339 (2020) de l’Assemblée parlementaire «Garantir les droits humains en temps de crise et de pandémie: la dimension de genre, l’égalité et la non-discrimination». Ce n’est pas une coïncidence si les groupes les plus exposés à la discrimination, à la vindicte populaire, à la pauvreté et à l’exclusion sociale, tels que les Roms, sont devenus les plus vulnérables aux ramifications susmentionnées de la pandémie.

Avant la pandémie, les minorités roms étaient déjà confrontées à une espérance de vie plus courte et à des taux plus élevés de maladies contagieuses. Ces inégalités sanitaires préexistantes n'ont été que renforcées par la covid-19 et les mesures de lutte contre la pandémie instaurées dans de nombreux États membres. Le manque généralisé d'accès à l'eau potable et aux documents nécessaires pour accéder aux soins de santé, ainsi que la stigmatisation accrue qui se traduit par des difficultés à trouver un logement, exposent les communautés roms à un taux de mortalité disproportionnellement plus élevé, ainsi qu'à des problèmes de santé à plus long terme. Alors que les programmes de vaccination commencent à être déployés dans toute l'Europe, la nécessité d'un traitement inclusif des Roms dans les soins de santé devient de plus en plus pressante. Mais les effets à long terme de ces inégalités ne se feront pas seulement sentir dans le domaine de la santé si des mesures concrètes ne sont pas prises. Les jeunes Roms risquent d'être privés d'éducation, car beaucoup d'entre eux ne disposent pas de l'accès à internet, de la technologie et parfois même de l'électricité nécessaires pour suivre un enseignement à distance efficace. Ainsi, si les soins de santé doivent être une priorité immédiate, l'Assemblée doit également s'attacher à limiter l'exclusion sociale future des Roms résultant de la pandémie.

L'Assemblée devrait s'opposer plus fermement à la discrimination à l'égard des Roms et inviter les États membres du Conseil de l'Europe à déployer des efforts concertés pour garantir à ces minorités des soins de santé, des services sociaux et un accès aux programmes de vaccination suffisants, afin que l'avenir des communautés roms ne devienne pas un dommage collatéral de la pandémie.