Mise en œuvre des arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme
Réponse à Recommandation
| Doc. 15324
| 21 juin 2021
- Auteur(s) :
- Comité des Ministres
- Origine
- Adoptée lors de la
1407e réunion des Délégués des Ministres
(16 juin 2021). 2021 - Troisième partie de session
- Réponse à Recommandation
- : Recommandation 2193
(2021)
1. Le Comité des Ministres
a examiné avec attention la
Recommandation
2193 (2021) sur la «Mise en œuvre des arrêts de la Cour européenne
des droits de l’homme», qui conclut par une recommandation au Comité
des Ministres de rapidement finaliser son évaluation de la réforme
du système de la Convention suite à la conférence de haut niveau
d’Interlaken de 2010.
2. Lors de sa 130e Session ministérielle
à Athènes (4 novembre 2020), le Comité a finalisé son évaluation dans
sa décision «Garantir l’efficacité à long terme du système de la
Convention européenne des droits de l’homme». Évaluant la décennie
de réformes qu’il a pilotée depuis la conférence d’Interlaken, le
Comité a salué le travail entrepris par les États parties et les
mesures efficaces adoptées, notamment par la Cour.
3. Le Comité a conclu que si, aucune restructuration globale
du mécanisme de la Convention ne s’avérerait nécessaire à l’heure
actuelle, le Conseil de l’Europe dans son ensemble devait poursuivre
ses efforts pour veiller à ce que le système de la Convention puisse
continuer à faire face aux nombreux défis auxquels l’Europe est
confrontée dans le domaine des droits de l’homme, y compris à travers
une réponse efficace de la Cour aux requêtes pendantes.
4. Le Comité s’est également employé à identifier un certain
nombre de mesures à adopter afin de poursuivre ces efforts, dont
beaucoup anticipent les mesures évoquées par l’Assemblée dans sa recommandation.
Parmi les mesures identifiées par le Comité, celles qui sont pertinentes
pour la recommandation de l’Assemblée comprennent, entre autres,
les suivantes: continuer à renforcer l’efficacité du processus de
surveillance de l’exécution des arrêts de la Cour, notamment ses
réunions Droits de l’Homme, en développant encore davantage ses
méthodes de travail et les moyens disponibles; encourager le développement
d’une synergie accrue avec la Cour et avec les autres parties prenantes
concernées du Conseil de l’Europe, en particulier l’Assemblée parlementaire
et la Commissaire aux droits de l’homme, et encourager les États
parties qui ne l’ont pas encore fait à envisager d’établir ou de
renforcer des institutions nationales des droits de l'homme efficaces,
pluralistes et indépendantes.
5. Ensuite, lors de sa 131e Session
ministérielle à Hambourg (21 mai 2021), le Comité a reconnu l’importance
de garantir l’efficacité continue du système de la Convention européenne
des droits de l’homme dans une période difficile pour l’État de
droit et les droits de l’homme dans les sociétés démocratiques,
causée entre autres, par la pandémie de covid-19 ainsi que les mesures
visant à en combattre les effets. Dans le suivi de sa décision prise
à Athènes, il a réitéré l'importance fondamentale que revêtait la
surveillance efficace de l'exécution des arrêts pour assurer la
durabilité et la crédibilité à long terme du système de la Convention.
En ce qui concerne les prochaines étapes, il a chargé les Délégués
des Ministres d'examiner s’il y a lieu de renforcer, et de quelle
manière, les outils dont dispose le Comité pour surveiller les affaires
de non-exécution ou de refus persistant d’exécuter les arrêts définitifs
de la Cour et d'examiner les questions découlant du processus d’exécution
des arrêts dans les affaires concernant des conflits interétatiques.
Il a appelé également les États parties à continuer à renforcer
la mise en œuvre de la Convention au niveau national, conformément aux
déclarations précédentes visant à garantir l’efficacité continue
du système de la Convention européenne des droits de l’homme.