En tant que source de connaissances, outil de communication et vecteur de créativité, l’internet offre aux enfants des possibilités immenses. Mais il comporte aussi des risques graves pour leur sécurité et leur bien-être. Ils peuvent en effet être blessés physiquement, émotionnellement et psychologiquement par des contenus et des comportements en ligne tels que la cyberintimidation, le harcèlement, l’apologie de la violence et de l’automutilation, le discours de haine ou l’incitation à la radicalisation. De plus, les technologies de l’information et de la communication facilitent la création et la diffusion d’images d’abus sexuels commis sur des enfants, ainsi que la sollicitation d’enfants à des fins sexuelles.
De façon générale, les enfants maîtrisent les nouvelles technologies toujours plus tôt et plus rapidement que les adultes. Ils passent plus de temps en ligne avec moins de surveillance et cette tendance s’est surtout manifestée récemment, lors des confinements liés à pandémie de covid-19. Un fossé s’est creusé entre les enfants et leurs parents, les autres personnes qui s’occupent d’eux et les enseignants, qui, souvent, n’ont pas assez de compétences numériques et ne sont guère conscients des expériences en ligne et de la vulnérabilité des enfants.
Le rythme rapide des avancées technologiques doit s’accompagner d’un développement tout aussi rapide des systèmes de protection des enfants. Les enfants et les personnes qui s’occupent d’eux devraient être sensibilisés à ces nouveaux dangers et être dotés rapidement des connaissances et compétences nécessaires pour y faire face.
L’Assemblée parlementaire devrait se pencher sur les menaces et les risques les plus récents qui existent dans l’environnement en ligne, examiner les normes internationales en vigueur et formuler des recommandations sur la manière de trouver le juste équilibre entre, d’un côté, le droit à la protection contre toutes les formes de violence et d’abus et, de l’autre, les droits à l’information, à la liberté d’expression et d’association, au respect de la vie privée et à la non-discrimination tels que définis dans la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant, en mettant l’accent sur l’intérêt supérieur de l’enfant.