Nous, soussignés, déclarons ce qui suit:
En Géorgie, les personnes LGBTI continuent d’être victimes de préjugés, de stigmatisation et de discrimination dans la vie politique, sociale et économique, et d’être la cible d’incidents violents, de crimes et de discours motivés par la haine. La pandémie de covid-19 n’a fait qu’exacerber la vulnérabilité des personnes LGBTI en amplifiant des injustices et des obstacles qui existaient déjà.
De plus, on assiste à une flambée des propos et des discours insultants qui visent à délégitimer les identités LGBTI et servent d’arme à des groupes haineux organisés et des mouvements d’extrême droite pour créer un climat hostile aux personnes LGBTI. Le 5 juillet, les organisateurs de la Marche des fiertés de Tbilissi ont dû annuler l’événement après que des manifestants d’extrême droite ont vandalisé les bureaux d’organisations LGBTI et agressé violemment des journalistes. Ces manifestants d’extrême droite n’ont été que peu inquiétés par les autorités, dont la réaction témoigne de l’incapacité flagrante de l’État à garantir la protection des droits de l’homme et constitue une violation de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme.
Nous rappelons aux autorités géorgiennes le devoir et la responsabilité qui leur incombent de protéger les droits et libertés constitutionnels ainsi que les droits humains de tous les citoyens, et nous les appelons à traduire en justice les auteurs de violences à l’égard de personnes exerçant pacifiquement leurs droits. Les autorités géorgiennes ont aussi pour responsabilité de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour protéger les journalistes et les citoyens qui exercent leurs droits constitutionnels.