Selon le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, plus de 3 000 personnes sont décédées ou disparues l’année dernière en tentant de traverser la Méditerranée et l’Atlantique, dans l'espoir d’atteindre l’Europe (avril 2022).
La façon la plus sûre, la plus juste et la plus humaine de répondre aux besoins des demandeurs d’asile originaires du Sud est de leur offrir refuge dans leur propre région. L’accord conclu en 2019 entre le HCR, l’Union africaine et le Rwanda concernant le transfert de demandeurs d’asile de pays tiers de la Libye vers le Rwanda afin de traiter leurs demandes en est un excellent exemple.
L’Assemblée parlementaire devrait examiner les itinéraires sécurisés permettant le transfert de demandeurs d’asile sur leur continent, afin qu’ils puissent rester en contact avec leurs familles et leurs communautés et retourner dans leur pays d’origine dans la dignité et la sécurité.
Il serait naïf de sous-estimer la charge que les migrants en situation irrégulière font peser sur les États européens, entraînant une attitude négative à l’égard des réfugiés et des demandeurs d’asile. Il est également naïf de nier le fait que les trafiquants d’êtres humains font d’énormes profits sur le dos des personnes cherchant à fuir leur pays d’origine.
Afin de décourager la traite des êtres humains et les traversées maritimes dangereuses, le Conseil de l’Europe et son Assemblée devraient également négocier une approche coordonnée pour la réinstallation des demandeurs d'asile dans des pays tiers.