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Mikheil Saakachvili a besoin de soins médicaux

Déclaration écrite No. 748 | Doc. 15581 | 27 juin 2022

Signataires :
M. Aleksander POCIEJ, Pologne, PPE/DC ; Mme Thórhildur Sunna ÆVARSDÓTTIR, Islande, SOC ; Mme Marina BERLINGHIERI, Italie, SOC ; M. Iulian BULAI, Roumanie, ADLE ; M. Damien COTTIER, Suisse, ADLE ; Lord Alexander DUNDEE, Royaume-Uni, CE/AD ; M. Pierre-Alain FRIDEZ, Suisse, SOC ; Mme Inka HOPSU, Finlande, SOC ; M. Mogens JENSEN, Danemark, SOC ; M. Christophe LACROIX, Belgique, SOC ; M. Ian LIDDELL-GRAINGER, Royaume-Uni, CE/AD ; M. Jacques MAIRE, France, ADLE ; M. Gianni MARILOTTI, Italie, SOC ; M. Simon MOUTQUIN, Belgique, SOC ; Mme Fiona O'LOUGHLIN, Irlande, ADLE ; M. Roberto RAMPI, Italie, SOC ; M. Stefan SCHENNACH, Autriche, SOC ; Mme Ingjerd SCHOU, Norvège, PPE/DC ; M. Frank SCHWABE, Allemagne, SOC ; Mme Lesia VASYLENKO, Ukraine, ADLE

Nous, soussignés, déclarons ce qui suit:

Nous sommes préoccupés par l’état de santé de l’ancien Président de la Géorgie, Mikheil Saakachvili, détenu en Géorgie depuis 2021.

Plusieurs médecins indépendants ayant examiné M. Saakachvili en prison ont confirmé qu’il souffrait de plusieurs maladies et de graves troubles neurologiques. Nous sommes également préoccupés par le fait que les recommandations formulées par les Défenseurs des droits de l’homme en Géorgie et le Médiateur de l’Ukraine n’ont pas été suivies d’effet.

M. Saakachvili doit être transféré d’urgence dans une clinique moderne pour y recevoir des soins et être soustrait aux facteurs de stress.

L’absence de soins médicaux adéquats l’expose à un risque de démence, de défaillance de plusieurs organes et de mort. L’organisation de défense des droits de l’homme Amnesty International s’inquiète elle aussi de l’état de santé de M. Saakachvili.

Nous appelons le Gouvernement géorgien à tout mettre en œuvre pour permettre la stabilisation de l’état de santé de M. Saakachvili. Son transfert dans une clinique européenne spécialisée bénéficiant d’une expérience dans le traitement de ce type de cas serait judicieux. Il s’agit avant tout d’une question humanitaire.

Nos inquiétudes concernent également la stabilité de la démocratie géorgienne et craignons une nouvelle aggravation des profonds clivages qui divisent déjà la société. La Géorgie a d’urgence besoin d’un processus de réconciliation politique. Une maladie grave, voire le décès de M. Saakachvili à la suite de sa détention, pourraient mettre en péril ce processus.