L'avenir du travail passe par le réexamen des droits du travail
Recommandation 2239
(2022)
Auteur(s) :
Assemblée parlementaire
Origine
Discussion par l’Assemblée le 14 octobre
2022 (34e séance) (voir Doc. 15620, rapport
de la commission des questions sociales, de la santé et du développement
durable, rapporteure: Mme Selin Sayek
Böke). Texte adopté par l’Assemblée le
14 octobre 2022 (34e séance).
1. L’Assemblée parlementaire renvoie
à sa Résolution 2467 (2022) «L’avenir
du travail passe par le réexamen des droits du travail» et souligne
la nécessité pour les États membres de s’adapter, par le biais du droit
et de la pratique, aux vastes transformations sociétales, économiques
et technologiques du monde du travail. L’Assemblée est convaincue
que les États membres devraient contribuer à façonner l’avenir du
travail sur la base du progrès sociétal grâce à une organisation
du travail plus souple, renforcée par un meilleur accès aux droits
socio-économiques, à des emplois de qualité, au dialogue social
inclusif et au développement durable.
2. L’Assemblée accueille avec satisfaction les orientations données
par le Comité des Ministres aux États membres dans le cadre de son
Groupe de travail ad hoc sur l’amélioration du système de la Charte
sociale européenne (GT-CHARTE) en ce qui concerne les questions
de fond à plus long terme relatives à la Charte, en particulier
la possibilité d’ajouter de nouvelles dispositions à la Charte pour
renforcer la protection des travailleurs dans les formes d’emploi
atypiques et relever les défis posés par les nouvelles formes de
travail telles que le travail sur les plateformes et le travail
faisant appel à l’intelligence artificielle. Dans ce contexte, l’Assemblée
attire l’attention du Comité des Ministres sur les recommandations
qu’elle a formulées dans la résolution précitée, notamment celles
qui concernent les horaires de travail, le télétravail et le travail
hybride, le droit à la déconnexion, une meilleure reconnaissance
du travail non rémunéré, la santé et la sécurité au travail, les
politiques de formation et de compétences, le renforcement des capacités
des institutions publiques, la nécessité d’un dialogue social national
ainsi que de normes internationales minimales du travail harmonisées
et la pleine application de la Charte sociale européenne (STE no 35)
et de la Charte sociale européenne révisée (STE no 163)
dans l’ensemble de l’Europe, y compris auprès du personnel du Conseil
de l’Europe.