Assurer un accès libre et sûr par le corridor de Latchine
Recommandation 2256
(2023)
Auteur(s) :
Assemblée parlementaire
Origine
Discussion
par l’Assemblée le 22 juin 2023 (18e séance)
(voir Doc. 15796, rapport de la Commission des migrations, des réfugiés
et des personnes déplacées, rapporteur: M. Paul Gavan). Texte adopté par l’Assemblée le
22 juin 2023 (18e séance).
1. Se référant à la Résolution 2508 (2023) «Assurer
un accès libre et sûr par le corridor de Latchine» et reconnaissant
le rôle du Comité des Ministres en tant que garant de la protection
des droits humains dans les États membres du Conseil de l’Europe,
l’Assemblée parlementaire attire l’attention du Comité des Ministres sur
la crise humanitaire et des droits humains qui frappe les Arméniens
vivant dans le Haut-Karabakh depuis les interventions unilatérales
menées par l’Azerbaïdjan dans le corridor de Latchine en contradiction
avec l’accord de cessez-le-feu ou «déclaration trilatérale» signée
le 9 novembre 2020 par le Président de la République de l’Azerbaïdjan
Ilham Aliev, le Premier ministre de la République d’Arménie Nikol Pachinian
et le Président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine.
2. Regrettant que le rapporteur de l’Assemblée n’ait pas été
invité en Azerbaïdjan et n’ait donc pas pu recueillir des informations
de première main sur le terrain, l’Assemblée demande l’organisation
d’une mission d’information du Conseil de l’Europe en Azerbaïdjan
dans les meilleurs délais, afin d’évaluer la situation dans laquelle
vivent les Arméniens qui ne bénéficient plus, depuis le 12 décembre
2022, d’un accès libre et sûr par le corridor de Latchine.
3. Consciente du sentiment d’insécurité et de menace auquel doit
faire face la population arménienne vivant dans le Haut-Karabakh,
l’Assemblée est convaincue que le Conseil de l’Europe pourrait jouer
un rôle important dans le renforcement de la confiance et du dialogue
entre ses deux États membres, en particulier par des mesures de
confiance. Elle encourage par conséquent le Comité des Ministres
à développer, dans le cadre des plans d’action existants ou par
l’intermédiaire d’un instrument de coopération sui generis, de nouvelles activités
qui viseraient notamment à lutter contre le discours de haine, en
particulier les propos et déclarations inacceptables de membres
du Gouvernement de l’Azerbaïdjan à l’égard de membres de la population
arménienne, et à contribuer à créer un climat de tolérance et de
respect mutuel.