Le Sommet de Reykjavík du Conseil de l'Europe: Unis autour de valeurs face à des défis hors du commun
Réponse à Recommandation
| Doc. 15894
| 15 janvier 2024
- Auteur(s) :
- Comité des Ministres
- Origine
- Adoptée lors de la 1485e réunion
des Délégués des Ministres (10 janvier 2024). 2024 - Première partie de session
- Réponse à Recommandation
- : Recommandation 2245
(2023)
1. Le Comité des Ministres a examiné attentivement
la
Recommandation 2245
(2023) de l’Assemblée parlementaire sur «Le Sommet de
Reykjavík du Conseil de l’Europe – Unis autour de valeurs face à
des défis hors du commun». Il se félicite de cette recommandation,
qui évoque bon nombre des défis les plus urgents auxquels l’Europe
est confrontée aujourd’hui, notamment ceux qui résultent de l’agression
massive, prolongée et brutale commise par la Fédération de Russie
contre l’Ukraine. À Reykjavík, nos chefs d’État et de gouvernement
ont réaffirmé leur vision commune pour l’Europe et pour le Conseil
de l’Europe.
2. Le Comité remercie l’Assemblée pour sa contribution à la préparation
du Sommet et pour le dialogue constructif qui s’est tenu à la suite
de celui-ci, y compris au sein du Comité mixte. Le soutien continu
de l’Assemblée sur la voie d’un renforcement du dialogue et de la
coopération interinstitutionnels doit être salué. La Déclaration
de Reykjavík reflète les priorités du Conseil de l’Europe dans son
ensemble, et les efforts de l’Assemblée en vue de leur réalisation
seront donc cruciaux.
3. Rappelant le ferme soutien promis à l’Ukraine lors du Sommet,
le Comité a le plaisir d’informer l’Assemblée parlementaire que
le Registre des dommages causés par l’agression de la Fédération
de Russie contre l’Ukraine, conçu comme le premier élément d’un
futur mécanisme international d’indemnisation, a été mis en place
à La Haye. Des travaux ont été entrepris et continueront d’être
menés en vue d’accroître le nombre de membres du Registre, et des
engagements renouvelés pour parvenir à une responsabilité complète ont
été pris, le 11 septembre 2023, avec l’adoption des Principes de
Riga par la Conférence informelle des ministres de la Justice du
Conseil de l’Europe. En outre, le Conseil de l’Europe poursuit la
discussion sur des mesures supplémentaires visant à garantir la
responsabilité. Il exprime également sa détermination à accorder une
priorité élevée à la surveillance de l’exécution des arrêts de la
Cour à l’encontre de la Fédération de Russie et à poursuivre ses
efforts, notamment par la création d’un nouveau groupe de consultation,
pour garantir la protection effective des droits humains des enfants
ukrainiens. Le Comité des Ministres rappelle en outre qu’il a adopté
un nouveau Plan d’action pour l’Ukraine, intitulé «Résilience, relance
et reconstruction», pour la période 2023-2026, en vue de soutenir
les efforts du pays pour honorer ses obligations en tant qu’État
membre du Conseil de l’Europe, contribuer à la relance et promouvoir
la mise en œuvre du programme de réforme de l’Ukraine dans une perspective
européenne, à la suite de la décision du Conseil européen de juin
2022 d’accorder à ce pays le statut de candidat à l’Union européenne.
Le budget global pour le cadre de coopération quadriennal est estimé
à 50 millions d’euros, ce qui en fait le plus important budget jamais
alloué à un Plan d’action du Conseil de l’Europe en faveur d’un
pays.
4. En outre, fin novembre, le Comité des Ministres, uni autour
des valeurs du Conseil de l’Europe, a adopté le Programme et Budget
2024-2027 par une décision consensuelle. Il s’agit d’un budget solide
qui reflète les priorités et les orientations données par le Sommet
et fournit des moyens supplémentaires importants pour leur mise
en œuvre. C’est le premier budget depuis de nombreuses années qui
a été augmenté en termes réels. L’engagement de «continuer à renforcer
la coopération et le dialogue politique avec l’Assemblée parlementaire»
a été concrétisé, notamment par l’allocation de fonds supplémentaires
à l’Assemblée. Le Comité des Ministres se félicite de la contribution
de l’Assemblée au processus budgétaire et notamment de son intention
d’intégrer les «objectifs de Reykjavík» dans ses activités.
5. Le Comité souhaite souligner en particulier que, dans ce contexte,
la Déclaration de Reykjavík et ses cinq annexes ont été rendues
opérationnelles grâce à la réforme des structures intergouvernementales
et à l’adoption de nouveaux mandats mieux adaptés pour relever les
défis actuels et futurs identifiés par les chefs d’État et de gouvernement,
ainsi que dans la recommandation de l’Assemblée. Le Comité des Ministres considère
qu’il a ainsi établi pour le Conseil de l’Europe un agenda tourné
vers l’avenir apte à répondre aux attentes des Européens, y compris
des générations futures.
6. En outre, le Comité des Ministres est régulièrement informé
du suivi du Sommet effectué de manière thématique par ses sept groupes
de rapporteurs et sa coordinatrice thématique. Ces groupes travaillent
en étroite collaboration afin de pouvoir traiter des questions transversales.
Leurs travaux alimenteront la préparation d’un rapport complet qui
sera soumis au Comité des Ministres lors de sa 133e Session,
qui se tiendra à Strasbourg en mai 2024.
7. Enfin, le Comité souligne une nouvelle fois que les travaux
visant à mettre en œuvre les orientations politiques du Sommet par
des mesures et des réformes administratives appropriées sont en
bonne voie. Il remercie l’Assemblée pour ses efforts à cet égard
et se réjouit de poursuivre le dialogue avec elle sur la mise en
œuvre effective de la Déclaration de Reykjavík et sur les défis
présents et futurs pour le Conseil de l’Europe et ses États membres.