Maltraitance des enfants dans les institutions en Europe
Recommandation 2269
(2024)
Auteur(s) :
Assemblée parlementaire
Origine
Discussion
par l’Assemblée le 26 janvier 2024 (7e séance)
(voir Doc. 15889, rapport de la commission des questions sociales, de
la santé et du développement durable, rapporteur: M. Pierre-Alain
Fridez; et avis oral de la commission des questions juridiques et
des droits de l'homme, rapporteur: M. Constantinos Efstathiou). Texte adopté par l’Assemblée le 26 janvier
2024 (7e séance).
1. Se référant à sa Résolution 2533 (2024) «Maltraitance
des enfants dans les institutions en Europe», l’Assemblée parlementaire
propose de mettre à profit les bonnes pratiques et souhaite ouvrir
un débat à l’échelle européenne sur la réparation intégrale des
préjudices liés aux violences commises sur des enfants dans des
institutions publiques, privées et religieuses en Europe.
2. L’Assemblée se félicite du lancement par le Comité des Parties
à la Convention du Conseil de l’Europe sur la protection des enfants
contre l’exploitation et les abus sexuels (Comité de Lanzarote)
du 3e cycle de suivi sur la protection
des enfants contre les abus sexuels commis dans le cercle de confiance.
3. L’Assemblée invite le Comité des Ministres à encourager le
Comité de Lanzarote:
3.1 à prendre
en compte l’exemple de bonne pratique de la Suisse qui a reconnu
sa part de responsabilité dans les violations des droits des enfants
placés en institution et qui a adressé des excuses publiques aux
victimes;
3.2 à soutenir les efforts mémoriels des États membres, ainsi
que la coopération et l’échange de bonnes pratiques, en encourageant
la création de lieux de mémoire commémorant les victimes de maltraitance
institutionnelle et en mettant en exergue les valeurs fondamentales
du Conseil de l’Europe – droits humains, démocratie et État de droit
– afin d’éduquer les générations futures sur l’intérêt supérieur
de l’enfant et la protection de son bien-être.
4. Elle encourage enfin le Comité des Ministres à soutenir les
efforts des États membres dans la reconnaissance des souffrances
subies et la prise en charge de leurs conséquences; la présentation d’excuses
officielles et formelles aux victimes d’hier et d’aujourd’hui ayant
subi une forme quelconque de violence physique, sexuelle ou psychologique,
quel que soit leur âge; leur dédommagement afin de réparer les préjudices
subis sans limitation de temps par rapport à l’ancienneté des faits;
et la poursuite des auteurs de ces crimes sans délai de prescription.