Le projet de Convention-cadre sur l’intelligence artificielle, les droits de l’homme, la démocratie et l’État de droit est en passe d’être adopté par le Comité des Ministres et établira le premier instrument juridique contraignant d’une telle ampleur dans ce domaine. Le rapport de Christophe Lacroix (Belgique, SOC) approuvé par l’Assemblée parlementaire en 2020 (Doc. 15151) a ouvert la voie à une réflexion sur la manière de garantir l’État de droit, la non-discrimination, la transparence des algorithmes et l’interdiction des applications non éthiques dans un monde où l’intelligence artificielle ne cesse de gagner du terrain. Le harcèlement en ligne, les discours de haine et la désinformation sont malheureusement trop souvent renforcés dans ce contexte et ciblent particulièrement les femmes et les filles.
D’un autre côté, l’intelligence artificielle ouvre de nouvelles perspectives pour l’automatisation de tâches non qualifiées et peut être utilisée pour créer des circuits courts entre les citoyens et les autorités. Les femmes doivent avoir accès à des emplois numérisés et doivent avoir la capacité à prendre des responsabilités – ici, l’intelligence artificielle pourrait offrir de nouvelles opportunités.
L’Assemblée devrait anticiper les nouveaux défis et les possibilités offertes par la technologie, et établir des outils fiables pour évaluer et mesurer l’effet de l’intelligence artificielle sur l’égalité de genre. Il convient de développer des indicateurs appropriés qui placent l’égalité au centre, afin de garantir les droits de tous dans la nouvelle ère ouverte par l’intelligence artificielle.