Modification héréditaire du génome chez l’être humain
Réponse à Recommandation
| Doc. 16047
| 27 septembre 2024
- Auteur(s) :
- Comité des Ministres
- Origine
- Adoptée lors de la
1508e réunion des Délégués des Ministres
(25 septembre 2024). 2024 - Quatrième partie de session
- Réponse à Recommandation
- : Recommandation 2264
(2023)
1. Le Comité des Ministres
a examiné attentivement la
Recommandation
2264 (2024) de l’Assemblée parlementaire «Modification héréditaire
du génome chez l’être humain», qu’il a transmise au Comité directeur pour
les droits humains dans les domaines de la biomédecine et de la
santé (CDBIO) pour information et commentaires éventuels.
2. Le Comité des Ministres salue l'initiative de l'Assemblée
concernant les questions relatives aux droits humains soulevées
par le développement en Chine dans le domaine de la modification
du génome humain. Il note avec satisfaction que l'Assemblée a salué
les clarifications adoptées par le CDBIO en 2022 relatives à l'article 13
de la Convention d'Oviedo et son applicabilité à la recherche.
3. Conformément à la recommandation de l'Assemblée au paragraphe
6.1, et compte tenu des graves implications sur les droits humains
de la modification héréditaire du génome chez les êtres humains,
le Comité des Ministres exhorte les États membres qui ne l'ont pas
encore fait à ratifier la Convention d'Oviedo dès que possible.
4. Concernant le paragraphe 6.2, le Comité des Ministres rappelle
aux États parties à la Convention d'Oviedo qu'ils ont l'obligation,
en vertu de son article 28, de veiller à ce que les questions fondamentales posées
par les développements de la biologie et de la médecine fassent
l'objet d'un débat public approprié, et il les encourage à le faire
sur la modification du génome héréditaire chez les êtres humains.
5. Enfin, compte tenu des nombreuses questions éthiques, sociales
et de sécurité, le Comité des Ministres encourage tous les États
membres à tenir dûment compte de la recommandation de l'Assemblée
au paragraphe 6.3 appelant à une interdiction claire dans la législation
nationale d'établir une grossesse avec des cellules germinales,
leurs précurseurs ou des embryons humains ayant fait l’objet d’une
modification intentionnelle de leur ADN nucléaire, ainsi qu'une
opposition à une réglementation permissive aux niveaux européen
et international.