Les migrations sont un comportement naturel des êtres humains et ont contribué au progrès social et culturel de nos sociétés au cours des siècles passés. L’Europe d’aujourd’hui a été construite par des personnes originaires de toutes les régions d’Europe et même au-delà, qui ont voyagé à travers l’Europe pour le travail, le commerce, la culture et des raisons personnelles. L’esprit d’ouverture, la démocratie et les droits humains sont des produits de ce progrès sociétal.
Les personnes migrantes qui s’établissent dans un autre pays peuvent contribuer à ce progrès et devenir ainsi partie intégrante du tissu social de leur société d’accueil. Il est en effet bénéfique et même essentiel que les personnes migrantes ne vivent pas dans des sociétés parallèles au sein de leur pays hôte.
Le Conseil de l’Europe a réaffirmé cette approche dans son Livre blanc de 2008 sur le dialogue interculturel «Vivre ensemble dans l’égale dignité». Près de deux décennies plus tard, force est de constater que le «vivre ensemble» reste un défi qui divise nos sociétés.
Le Conseil de l’Europe et son Assemblée parlementaire devraient donc renforcer le travail des diasporas pour surmonter les peurs, l’ignorance et les divisions dans nos sociétés. Les diasporas et les personnes migrantes peuvent et devraient être un facilitateur et un moteur de la cohésion sociale et du progrès.