«L’Assemblée est convaincue que le vieillissement démographique actuel nécessite par conséquent des mesures positives propres à favoriser non seulement une augmentation des taux de natalité, mais aussi l'adoption de mesures permettant aux parents d'exercer leur droit de décider librement et de manière responsable du nombre d'enfants qu'ils souhaitent et de l'espacement entre les naissances. La mise en place des mesures propres à favoriser l'équilibre entre vie familiale et vie professionnelle, par exemple, le congé parental, des services de garde des enfants accessibles et des avantages fiscaux permettra d'améliorer la compatibilité entre, d'un côté, le travail et l'éducation, et, de l'autre, le choix de carrière des jeunes professionnels, afin d'aider les jeunes couples dans leur choix et de soutenir les parents dans l'éducation de leurs enfants. Parce que les générations futures et les politiques familiales ne sont pas un coût dans le bilan comptable des États, mais un investissement social qui contribue au renforcement du capital humain pour faire face à la crise démographique, il est aussi nécessaire d'œuvrer pour l'équité intergénérationnelle, en mettant en œuvre des politiques qui soutiennent équitablement les jeunes familles et les générations plus âgées. Des politiques plus généreuses et plus adaptées aux besoins des familles, telles que la Boîte à outils démographique européenne - dont les priorités sont de soutenir les parents, les jeunes générations et les générations plus âgées - sont nécessaires pour augmenter les taux de fécondité au niveau national et européen et ainsi apporter une véritable solution économique et sociale à long terme à la crise démographique. En outre, des politiques d'intégration adéquates pour les nouveaux arrivants sont nécessaires afin de combler les manques de la pyramide des âges dus au vieillissement démographique rapide. Des mesures spécifiques doivent donc être prises pour éviter de lourdes conséquences macroéconomiques et sociales, dans l'intérêt de tou·tes, en gardant à l'esprit que la priorité pour faire face à l'ensemble de la crise démographique, au-delà du vieillissement, reste l'investissement dans les politiques familiales.»