Respect de l’État de droit et lutte contre la corruption au sein du Conseil de l'Europe
Réponse à Recommandation
| Doc. 16228
| 15 juillet 2025
- Auteur(s) :
- Comité des Ministres
- Origine
- Adoptée lors de la
1534e réunion des Délégués des Ministres (9 juillet 2025). 2025 - Quatrième partie de session
- Réponse à Recommandation
- : Recommandation 2293
(2025)
1. Le Comité des Ministres
a examiné attentivement la
Recommandation
2293 (2025) de l’Assemblée parlementaire «Respect de l'État de droit
et lutte contre la corruption au sein du Conseil de l'Europe» et
l'a transmise au Groupe d’États contre la corruption (GRECO) pour
information.
2. En réponse à l'appel de l'Assemblée parlementaire, le Comité
tient à souligner que le Conseil de l'Europe a mis en place un nouveau
cadre éthique interne le 1er janvier
2023 avec l'adoption par la Secrétaire Générale d'un Code de conduite
et d'une Politique sur le respect et la dignité au Conseil de l'Europe
(politique anti-harcèlement). Ces textes ont été complétés le 1er juin
2023 par l'adoption de «Speak Up»: Politique du Conseil de l'Europe
en matière de signalement des actes répréhensibles et de protection
contre les représailles (politique de dénonciation), qui a récemment
été complétée par l'adoption de la Politique sur la diversité, l'égalité
et l'inclusion. Le Règlement du personnel comprend également des
dispositions en matière d'éthique, notamment dans les domaines des
conflits d'intérêts, des activités extérieures et des cadeaux et autres
faveurs.
3. Ces politiques et dispositions font l'objet de discussions
fréquentes, notamment avec la Conseillère en éthique de l'Organisation,
qui a pris ses fonctions en septembre 2024, devenant ainsi la première
Conseillère en éthique recrutée en externe par le Conseil de l'Europe,
et dont le bureau a récemment été renforcé par le recrutement d'une
nouvelle collègue. En outre, des initiatives de sensibilisation
sont régulièrement menées par le Bureau de l'éthique et la Direction
des ressources humaines afin de promouvoir la connaissance et la compréhension
du cadre éthique de l'Organisation. Les activités du Bureau de l’éthique
font l’objet d’un rapport annuel publique disponible en ligne, qui
montre de façon très concrète que les mécanismes de mise en œuvre de
ce cadre existent et sont actifs.
4. Le Comité des Ministres prend note de la proposition spécifique
de l'Assemblée parlementaire au paragraphe 1.1 visant à réexaminer
régulièrement les normes éthiques et les mécanismes de mise en œuvre associés.
Il est en effet prévu de réviser les textes relatifs au cadre éthique,
ainsi que le Règlement du personnel de l'Organisation, au courant
de cette année, dans le cadre d'un processus de révision globale
qui sera mené en collaboration avec le Comité du personnel et d'autres
parties prenantes internes. Cette révision vise à examiner le cadre
législatif et éthique de manière holistique, en tirant les enseignements
de la mise en œuvre pratique au cours des dernières années.
5. Le Comité partage l'avis de l'Assemblée parlementaire sur
le rôle crucial que jouent les États membres en matière de normes
éthiques et de pratiques anticorruption. À cet égard, le Groupe
de rapporteurs du Comité sur le programme, le budget et l'administration
a procédé en novembre 2024 à un échange de vues avec la nouvelle
Conseillère en éthique, au cours duquel il a souligné l'importance
du travail de cette dernière et indiqué que le Groupe continuera
à suivre l'évolution de cet aspect de la gouvernance de l'Organisation.
6. Enfin, le Comité se félicite de la proposition de l'Assemblée
parlementaire visant à inviter toutes les institutions nationales
des États membres du Conseil de l'Europe à réexaminer régulièrement
et à actualiser, le cas échéant, leurs normes éthiques et les mécanismes
de mise en œuvre y afférant.