Nous, soussignés, déclarons ce qui suit:
Nous souhaitons exprimer notre profonde préoccupation face à une grave violation des droits humains et du droit international qui porte atteinte aux valeurs et aux principes de l'Assemblée parlementaire. Depuis plus d'un mois maintenant, cinq citoyens de la République de Chypre sont illégalement emprisonnés par le régime inféodé à la Türkiye dans la zone occupée de Chypre. Le seul "délit" qu'ils ont commis est d'avoir tenté de se rendre dans le village de Gastria, dans le district de Famagouste, dont ils ont été expulsés il y a plusieurs décennies, afin de récupérer leurs biens légitimes. Ils ont été accusés d'«entrée illégale, violation de propriété privée, espionnage et trouble à l'ordre public». Ils sont détenus dans des conditions dégradantes malgré leur âge avancé. Il ne s'agit pas d'un simple incident, mais d'une pratique d'intimidation systématique, qui constitue une violation du droit international et de la Convention européenne des droits de l'homme (STE no 5) et qui porte atteinte au principe de réconciliation.
Nous demandons à l'Assemblée de condamner l'arrestation illégale et le maintien en détention des cinq citoyens chypriotes grecs et exigeons leur libération immédiate. Nous exhortons en outre la Türkiye à respecter ses obligations internationales. Nous réaffirmons que le respect des droits humains, y compris le droit de propriété, est une base non négociable de toute solution juste et durable à Chypre.