La destruction prévue de contraceptifs d'une valeur de plus de 9,7 millions de dollars US doit être immédiatement suspendue
Déclaration écrite
No.
824
| Doc. 16276
| 01 octobre 2025
- Signataires :
- Mme Franziska KERSTEN,
Allemagne, SOC ; Mme Petra BAYR,
Autriche, SOC ; Baroness Lyn BROWN,
Royaume-Uni, SOC ; Baroness Shami CHAKRABARTI,
Royaume-Uni, SOC ; Mme Cat ECCLES,
Royaume-Uni, SOC ; Mme Andrea EDER-GITSCHTHALER,
Autriche, PPE/DC ; Mme Aurora FLORIDIA,
Italie, SOC ; Mme Béatrice FRESKO-ROLFO,
Monaco, ADLE ; Mme Gabriela HEINRICH,
Allemagne, SOC ; Baroness Ruth HUNT,
Royaume-Uni, SOC ; Mme Kristina IKIĆ BANIČEK,
Croatie, SOC ; Mme Leigh INGHAM,
Royaume-Uni, SOC ; Mme Bisera KOSTADINOVSKA-STOJCHEVSKA,
Macédoine du Nord, SOC ; Mme Miapetra KUMPULA-NATRI,
Finlande, SOC ; M. Christophe LACROIX,
Belgique, SOC ; M. James MacCLEARY,
Royaume-Uni, ADLE ; Mme Luz MARTINEZ SEIJO,
Espagne, SOC ; Mme Mariia MEZENTSEVA-FEDORENKO,
Ukraine, PPE/DC ; Mme Wanda NOWICKA,
Pologne, SOC ; Mme Kate OSBORNE,
Royaume-Uni, SOC ; Mme Filiz POLAT,
Allemagne, SOC ; Mme Agnes Sirkka PRAMMER,
Autriche, SOC ; Mme Sandra REGOL,
France, SOC ; Mme Azadeh ROJHAN,
Suède, SOC ; Mme Dunja SIMONOVIĆ BRATIĆ,
Serbie, SOC ; M. Georgios STAMATIS,
Grèce, PPE/DC ; Mme Derya TÜRK-NACHBAUR,
Allemagne, SOC ; Mme Sandra ZAMPA,
Italie, SOC
Cette déclaration écrite ne reflète pas la position de l’Assemblée, mais uniquement celle des membres qui l’ont signée. Elle ne fera pas l’objet de mesures supplémentaires de l’Assemblée.
Nous, soussignés, déclarons ce qui suit:
Nous exprimons notre profonde inquiétude concernant la destruction
prévue de contraceptifs d'une valeur de plus de 9,7 millions de
dollars US financés par le Gouvernement des États-Unis d'Amérique.
Ces produits, notamment des pilules, des implants et des produits
injectables, ne sont pas périmés et ont été demandés par les gouvernements
africains pour répondre à des priorités urgentes en matière de santé publique.
77 % d'entre eux étaient destinés à la République démocratique du
Congo, au Kenya, au Mali, à la Tanzanie et à la Zambie, pays qui
sont tous confrontés à de graves défis humanitaires.
Leur destruction représenterait un grave gaspillage de ressources
publiques, porterait atteinte à la souveraineté nationale et priverait
les femmes et les familles de leur droit d'accéder à des services
de santé essentiels. Des partenaires internationaux crédibles ont
proposé de recevoir et de distribuer ces produits, mais ces alternatives
ont été ignorées. La Belgique a fait part de son inquiétude quant
à l'obligation de stocker ces produits, tandis que la France a refusé
de participer à leur destruction.
Nous invitons donc l'Assemblée parlementaire à demander instamment
que la destruction soit immédiatement suspendue et que les contraceptifs
soient livrés sans délai aux pays et aux communautés qui en ont
clairement besoin.