À la lumière de ce qui précède, l’Assemblée recommande au
Comité des Ministres:
2.1 de veiller
à ce que la participation des jeunes, priorité essentielle de l’Organisation
fondée sur la Déclaration de Reykjavik et les Principes de Reykjavik
pour la démocratie, soit intégrée dans tous les secteurs d’activité
du Conseil de l’Europe;
2.2 d’inscrire la question de l’espace civique des jeunes
comme point permanent dans le suivi du respect des droits humains
et les programmes de coopération du Conseil de l’Europe, y compris
dans le cadre des processus d’adhésion, de postsuivi et d’évaluation
thématique;
2.3 d’inviter les comités intergouvernementaux compétents,
notamment le Comité directeur européen pour la jeunesse (CDEJ) et
le Conseil mixte sur la jeunesse (CMJ), à élaborer et à renforcer les
normes à l’intention des États membres sur la protection de l’engagement
civique des jeunes, conformément aux articles 10 et 11 de la Convention
européenne des droits de l’homme (STE no 5),
et à faire régulièrement rapport sur leur mise en œuvre;
2.4 d’encourager l’adoption et la promotion de la Charte européenne
révisée sur la participation des jeunes à la vie locale et régionale
par le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe,
de ses propres recommandations et du cadre de référence sur une
perspective de la jeunesse, et de soutenir leur diffusion et leur
mise en œuvre aux niveaux national et local;
2.5 de renforcer les ressources du Fonds européen pour la
jeunesse et des Centres européens de la jeunesse afin de soutenir
les initiatives démocratiques menées par des jeunes, notamment dans
les contextes où l’espace civique se réduit;
2.6 de favoriser les échanges intergouvernementaux de bonnes
pratiques sur l’abaissement de l’âge de la majorité électorale à
16 ans, l’introduction de quotas de jeunes, l’établissement de listes électorales
rassemblant des personnes de différentes tranches d’âge, et l’intégration
de l’éducation démocratique et civique dans des cadres formels et
non formels;
2.7 de renforcer la coopération avec d’autres organisations
internationales, y compris l’Union européenne, l’Organisation pour
la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et les Nations Unies, afin
de coordonner les actions de suivi et de défense des droits humains
des jeunes, de soutien aux infrastructures civiques et de maintien
de mécanismes d’alerte en cas de menaces pesant sur l’espace civique
des jeunes;
2.8 de garantir la participation effective des jeunes de diverses
origines, y compris ceux issus de zones rurales, de communautés
minoritaires, de la diaspora et de populations réfugiées, aux activités et
aux processus politiques du Conseil de l’Europe;
2.9 de tirer pleinement parti du mécanisme de participation
des jeunes de l’Assemblée et du rôle des rapporteur·es pour la jeunesse
afin de créer des occasions de dialogue régulières et structurées
entre le Comité des Ministres, l’Assemblée et les organisations
dirigées par des jeunes.