«Gestion des conflits d’intérêts
1. Aux fins du présent code, les définitions suivantes s’appliquent:
1.1. un «intérêt» personnel est un élément susceptible de fournir un avantage personnel à la personne elle-même ou à ses proches. Cet intérêt peut être lié aux fonctions de la personne, à sa situation financière, à ses intérêts professionnels, à ses relations (famille et amis), à ses responsabilités ou à d’autres intérêts;
1.2. les «proches» comprennent les membres du foyer de la personne, les amis proches et les membres de la famille proches;
1.3. un «conflit d’intérêts» peut être réel, perçu ou potentiel. Il s’agit d’une situation dans laquelle une personne a un intérêt personnel, de nature à influencer ou à paraître influencer, l’exercice impartial et objectif de ses fonctions.
2. Dans leurs déclarations d’intérêts, les membres doivent identifier tout conflit d’intérêt réel, perçu ou potentiel entre leurs intérêts personnels et l’intérêt public dans le travail de l’Assemblée. Dans ce contexte, il convient d’accorder une attention particulière aux fonctions exercées par un membre donné au sein de l’Assemblée (par exemple, Président ou Vice-Président de l’Assemblée; président ou vice-président d’une commission, d’une sous-commission, d’un réseau, d’une plateforme, d’une alliance ou d’un groupe politique; rapporteur (y compris corapporteur, rapporteur général et rapporteur pour la jeunesse) ou membre d’une commission ad hoc pour l’observation des élections). Dans leur déclaration, les membres doivent consigner tout conflit d’intérêts potentiel, perçu ou réel dans une section distincte pour chaque fonction.
3. Lorsqu’un conflit d’intérêts réel, potentiel ou perçu a été identifié, les membres doivent indiquer dans leur déclaration d’intérêts les mesures correctives qui seront prises pour éviter que ce conflit n’affecte indûment leur travail au sein de l’Assemblée. Ces mesures correctives peuvent comprendre, par exemple:
– la divulgation;
– l’implication d’un tiers;
– l’abstention ou la récusation;
– le refus;
– le renoncement.
4. Il est possible de demander conseil au Conseiller en éthique du Conseil de l’Europe, qui peut fournir des conseils confidentiels aux membres, adaptés au contexte dans lequel les parlementaires exercent leurs fonctions au sein de l’Assemblée, afin de les aider à déceler et à gérer les conflits d’intérêts potentiels. Il est également possible de demander conseil au/à la Secrétaire Général·e de l’Assemblée parlementaire, qui est chargé de l’application du code de conduite. Cependant, la responsabilité de déclarer leurs intérêts et de résoudre de manière appropriée tout conflit d’intérêts incombe toujours aux membres. Les conflits d’intérêts devraient être résolus en faveur de l’intérêt public et doivent être divulgués.»;
«l’obligation de mettre à jour leur déclaration d’intérêts afin de déclarer tout intérêt pertinent compte tenu de la fonction exercée, d’identifier tout conflit d’intérêts potentiel, perçu ou réel et d’indiquer la manière dont ces conflits seront gérés»;
«l’obligation de mettre à jour leur déclaration d’intérêts afin de déclarer tout intérêt pertinent compte tenu de la fonction exercée, d’identifier tout conflit d’intérêts potentiel, perçu ou réel et d’indiquer la manière dont ces conflits seront gérés».
«Tous les candidats à la fonction de membre d’une commission ad hoc sont tenus, au moment de présenter leur candidature, de déclarer par écrit tout conflit d’intérêts en relation avec le pays où des élections sont observées; cette déclaration doit être jointe à leur déclaration d’intérêts publiée sur le site internet de l’Assemblée, et doit recenser tout conflit d’intérêts (tel que défini dans le Code de conduite des membres de l’Assemblée parlementaire) et toute mesure corrective prise en relation avec ces intérêts et le travail de la commission ad hoc pour l’observation des élections. Les groupes politiques ne doivent pas soumettre de candidatures de membres présentant des conflits d’intérêts non gérés en lien avec le pays visé».
«Gestion des conflits d’intérêts potentiels
1. Aux fins du présent code, les définitions suivantes s’appliquent:
1.1. un «intérêt» personnel est un élément susceptible de fournir un avantage personnel à la personne elle-même ou à ses proches. Il peut être lié aux fonctions de la personne, à sa situation financière, à ses intérêts professionnels, à ses relations (famille et amis), à ses responsabilités ou à d’autres intérêts;
1.2. les «proches» comprennent les membres du foyer de la personne, les amis proches et les membres de la famille proches;
1.3. un «conflit d’intérêts» peut être réel, perçu ou potentiel. Il s’agit d’une situation dans laquelle une personne a un intérêt personne, de nature à influencer ou à paraître influencer l’exercice impartial et objectif de ses fonctions.
2. Dans leurs déclarations d’intérêts, les membres doivent identifier tout conflit d’intérêt réel, perçu ou potentiel entre leurs intérêts personnels et l’intérêt public dans le travail de l’Assemblée. Dans ce contexte, il convient d’accorder une attention particulière aux fonctions exercées par un membre donné au sein de l’Assemblée (par exemple, Président ou Vice-Président de l’Assemblée; président ou vice-président d’une commission, d’une sous-commission, d’un réseau, d’une plateforme, d’une alliance ou d’un groupe politique; rapporteur (y compris corapporteur, rapporteur général et rapporteur pour la jeunesse) ou membre d’une commission ad hoc pour l’observation des élections). Dans leur déclaration, les membres doivent consigner tout conflit d’intérêts potentiel, perçu ou réel dans une section distincte pour chaque fonction.
3. Lorsqu’un conflit d’intérêts réel, potentiel ou perçu a été identifié, les membres doivent indiquer dans leur déclaration d’intérêts les mesures correctives qui seront prises pour éviter que ce conflit n’affecte indûment leur travail au sein de l’Assemblée. Ces mesures correctives peuvent comprendre, par exemple:
– la divulgation;
– l’implication d’un tiers;
– l’abstention ou la récusation;
– le refus;
– le renoncement.
4. Il est possible de demander conseil au Conseiller en éthique du Conseil de l’Europe, qui peut fournir des conseils confidentiels aux membres adaptés au contexte dans lequel les parlementaires exercent leurs fonctions au sein de l’Assemblée, afin de les aider à déceler et à gérer les conflits d’intérêts potentiels. Il est également possible de demander conseil au/à la Secrétaire Général·e de l’Assemblée parlementaire. Cependant, la responsabilité de déclarer leurs intérêts et de résoudre de manière appropriée tout conflit d’intérêts incombe toujours aux membres. Les conflits d’intérêts devraient être résolus en faveur de l’intérêt public et doivent être divulgués».
«l’obligation de mettre à jour leur déclaration d’intérêts afin de déclarer tout intérêt pertinent compte tenu de la fonction exercée, d’identifier tout conflit d’intérêts potentiel, perçu ou réel et d’indiquer la manière dont ces conflits seront gérés».
«l’obligation de mettre à jour leur déclaration d’intérêts afin de déclarer tout intérêt pertinent compte tenu de la fonction exercée, d’identifier tout conflit d’intérêts potentiel, perçu ou réel et d’indiquer la manière dont ces conflits seront gérés».
«Tous les candidats à la fonction de membre d’une commission ad hoc sont tenus, au moment de présenter leur candidature, de déclarer par écrit tout conflit d’intérêts en relation avec le pays où des élections sont observées; cette déclaration doit être jointe à leur déclaration d’intérêts publiée sur le site internet de l’Assemblée, et doit recenser tout conflit d’intérêts (tel que défini dans le Code de conduite des membres de l’Assemblée parlementaire) et toute mesure corrective prise en relation avec ces intérêts et le travail de la commission ad hoc pour l’observation des élections. Les groupes politiques ne doivent pas soumettre de candidatures de membres présentant des conflits d’intérêts non gérés en lien avec le pays visé».
«L’application du présent code relève de la compétence de l’Assemblée. Des orientations sur toutes les questions couvertes par le présent code de conduite et toutes les situations susceptibles de découler de son application peuvent être demandées au Secrétaire général de l’Assemblée parlementaire».
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Intérêt |
Probabilité de conflit |
Mesures réparatrices potentielles |
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Un parlementaire qui est un ancien policier cherche à être désigné rapporteur sur des questions concernant les forces de l’ordre. |
Il n’y a pas de conflit réel, sauf dans des circonstances très particulières (par exemple, si le rapporteur est un proche des personnes impliquées dans les questions examinées). Tout conflit perçu peut normalement être résolu par la transparence et la déclaration. |
Transparence (par exemple, déclarer l’expertise et l’expérience passées; déclarer toute personne proche (le cas échéant) ayant un lien avec les questions examinées). Il ne sera que rarement nécessaire de prendre d’autres mesures correctives – il convient d’en discuter avec le Conseiller en éthique du Conseil de l’Europe (ci-après “le Conseiller en éthique”) et le secrétariat. |
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Une parlementaire qui est avocate ou juge est désignée rapporteure pour rédiger un rapport concernant la profession d’avocat ou le fonctionnement du système judiciaire. |
Il n’y a pas de conflit réel, sauf dans des circonstances très particulières (par exemple, si le rapport couvre une affaire ou une question dans laquelle la personne a été impliquée en tant qu’avocate ou juge). Tout conflit perçu peut normalement être résolu par la transparence et la déclaration. |
Transparence (par exemple, déclarer l’expertise et l’expérience passées; déclarer l’implication dans toute affaire ou question connexe; déclarer toute personne proche (le cas échéant) ayant un lien avec les questions examinées). Il ne sera que rarement nécessaire de prendre d’autres mesures correctives – il convient d’en discuter avec le Conseiller en éthique et le secrétariat. |
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Un membre qui appartient au corps médical cherche à être désigné rapporteur pour rédiger un rapport concernant les soins de santé en général ou son propre domaine d’expertise médicale. |
Il n’y a pas de conflit réel, sauf dans des circonstances très particulières (par exemple, si le rapport promeut une institution spécifique dans laquelle la personne a un intérêt professionnel ou commercial). Tout conflit perçu peut normalement être résolu par la transparence et la déclaration. |
Transparence (par exemple, déclarer l’expertise et l’expérience passées; déclarer tout intérêt professionnel ou commercial pertinent; déclarer toute personne proche (le cas échéant) ayant un lien avec les questions examinées). Il ne sera que rarement nécessaire de prendre d’autres mesures correctives – il convient d’en discuter avec le Conseiller en éthique et le secrétariat. |
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Une membre qui détient des intérêts financiers importants (une part du capital ou un rôle de conseillère) dans une entreprise de consultance en matière d’intelligence artificielle cherche à être élue présidente de la sous-commission sur l’intelligence artificielle. |
Il y a un conflit d’intérêts potentiel en fonction du sujet couvert par la sous-commission. Les conflits perçus peuvent normalement être résolus par la transparence et la déclaration, ainsi que par la récusation si certains sujets sont inscrits à l’ordre du jour de la sous-commission. |
Transparence (par exemple, déclarer tout intérêt professionnel ou commercial ainsi que toute personne proche (le cas échéant) ayant un lien avec les questions examinées). Pour assurer une entière transparence, il pourrait s’avérer nécessaire de faire cette déclaration à l’écrit et à l’oral lorsque des questions pertinentes sont soulevées dans le cadre des travaux de la sous-commission. Récusation si des sujets particuliers l’exigent; la présidente de la sous-commission se retirerait alors pour laisser le premier vice-président prendre la présidence sur ces points, en gage d’objectivité (même si le conflit n’est que potentiel ou perçu). Il pourrait être utile de clarifier à quel moment et selon quelles modalités les mesures correctives sont à prendre – il convient d’en discuter avec le Conseiller en éthique et le secrétariat. |
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Un membre représentant un pays impliqué dans un conflit cherche à occuper des fonctions dans lesquelles il pourrait être amené à traiter des questions concernant ce conflit. Par exemple, un membre représentant l’Arménie cherche à être désigné rapporteur pour rédiger un rapport sur le conflit au Haut-Karabakh. Par exemple, une membre représentant l’Ukraine souhaite être désignée rapporteure pour rédiger un rapport sur la guerre d’agression de la Fédération russe contre l’Ukraine. |
Il existe un risque potentiel, perçu et probablement réel de conflit d’intérêts. |
Cela dépend des circonstances précises, et la première étape de l’analyse de tout conflit est la transparence; il convient de déclarer tout intérêt et de demander conseil (par exemple, au Conseiller en éthique et au secrétariat). Cependant, compte tenu des obligations d’objectivité et de neutralité qui lui incombent, il semble peu probable que ce rapporteur soit jugé suffisamment éloigné de la situation pour écarter tout risque de critique pour conflit d’intérêts ou manque d’objectivité. La désignation d’un rapporteur se trouvant dans une telle situation pourrait donc entacher la réputation de l’Assemblée en ce qui concerne ce rapport. |
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Un membre cherche à être désigné rapporteur pour un pays (p. ex. dans le cadre de la commission de suivi) ou à faire partie d’une commission ad hoc pour l’observation des élections dans un pays avec lequel des membres de sa famille ou lui-même entretiennent des liens étroits. Par exemple: Un membre dont l’épouse assure la représentation de la Türkiye cherche à être désigné corapporteur au sein de la commission de suivi pour la Türkiye. |
Il existe un conflit d’intérêts potentiel, perçu et peut-être réel. |
Cela dépend des circonstances précises, et la première étape de l’analyse de tout conflit est la transparence; il convient de déclarer tout intérêt et de demander conseil (par exemple, au Conseiller en éthique et au secrétariat). Cependant, compte tenu des obligations d’objectivité et de neutralité qui lui incombent, il semble peu probable que ce rapporteur soit jugé suffisamment éloigné de la situation pour écarter tout risque de critique pour conflit d’intérêts ou manque d’objectivité. La désignation d’un rapporteur se trouvant dans une telle situation pourrait donc entacher la réputation de l’Assemblée en ce qui concerne ce rapport. |
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Un membre dont le partenaire est serbe cherche à être désigné corapporteur pour la Serbie au sein de la commission de suivi. |
Il existe un conflit d’intérêts potentiel ou perçu, qui peut être géré en grande partie par la transparence. |
Transparence (par exemple, déclarer la nationalité du partenaire et tout lien du membre et/ou de ses proches qui serait pertinent pour le rapport en question). Des mesures correctives ne seraient nécessaires que dans des circonstances spécifiques (par exemple, si le partenaire et/ou les proches exercent des fonctions politiques actives particulières en Serbie) – il convient de consulter le Conseiller en éthique et le secrétariat. |
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Une membre dont la fille possède un bien immobilier en Roumanie cherche à être désignée corapporteure pour la Roumanie au sein de la commission de suivi. |
Il existe un conflit d’intérêts potentiel ou perçu qui dépend dans une certaine mesure de l’importance de l’intérêt immobilier, mais qui peut être géré en grande partie par la transparence. |
Transparence (par exemple, déclarer le bien immobilier de la fille et tout autre risque connexe). Des mesures correctives ne seraient que rarement nécessaires (par exemple, si des liens étaient établis entre le bien immobilier ou les activités professionnelles de la fille en Roumanie et l’objet du rapport) – il convient de consulter le Conseiller en éthique et le secrétariat. Il est important que les interlocuteurs n’établissent aucun lien explicite ou implicite entre ces deux intérêts, faute de quoi des mesures devraient être prises. |
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Un membre dont le gendre possède une entreprise en Albanie cherche à être désigné corapporteur pour l’Albanie au sein de la commission de suivi. |
Il existe un conflit d’intérêts potentiel ou perçu qui dépend dans une certaine mesure de l’importance de l’intérêt professionnel, mais qui peut être géré en grande partie par la transparence. |
Transparence (par exemple, déclarer les intérêts professionnels du gendre et tout autre risque connexe). Des mesures correctives ne seraient que rarement nécessaires (par exemple, si des liens étaient établis entre les activités professionnelles du gendre en Albanie et l’objet du rapport) – il convient de consulter le Conseiller en éthique et le secrétariat. Il est important que les interlocuteurs n’établissent aucun lien explicite ou implicite entre ces deux intérêts, faute de quoi des mesures devraient être prises. |
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Une membre dont l’époux est polonais souhaite présider une commission ad hoc pour l’observation des élections en Pologne. |
Il existe un conflit d’intérêts potentiel ou perçu, qui peut être géré en grande partie par la transparence. |
Transparence (par exemple, déclarer la nationalité du mari/partenaire et tout lien de la membre et/ou de ses proches qui serait pertinent pour le rapport en question). Des mesures correctives ne seraient nécessaires que dans des circonstances spécifiques (par exemple, si le mari/partenaire et/ou les proches exercent des fonctions politiques actives particulières en Pologne) – il convient de consulter le Conseiller en éthique et le secrétariat. |
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Un membre d’origine géorgienne souhaite faire partie d’une commission ad hoc pour l’observation d’élections en Géorgie. |
Il existe un conflit d’intérêts potentiel, perçu et peut-être réel. |
Cela dépend des circonstances précises et de l’étendue des liens. La première étape de l’analyse de tout conflit est la transparence; il convient de déclarer tout intérêt et de demander conseil (par exemple, au Conseiller en éthique et au secrétariat). Toutefois, les membres ont l’interdiction «d’observer les élections dans leur propre pays» (paragraphe 13 des Lignes directrices sur l’observation des élections par l’Assemblée parlementaire). Cette disposition devrait s’appliquer aux ressortissants du pays et aux personnes ayant des liens étroits avec le pays, mais pas aux personnes qui n’ont, par exemple, qu’un lien généalogique historique avec un pays. La nomination d’un membre ayant des liens étroits avec un pays pourrait être perçue comme une atteinte à l’objectivité d’une mission et risquerait donc d’entacher la réputation de l’Assemblée en ce qui concerne cette mission. Il convient de demander conseil au Conseiller en éthique et/ou au secrétariat. |
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Une membre française ayant la double nationalité moldave demande à être nommée au sein d’une commission ad hoc pour l’observation des élections en Moldova. |
Il existe un conflit d’intérêts potentiel, perçu et peut-être réel. |
La première étape de l’analyse de tout conflit est la transparence; il convient de déclarer tout intérêt et de demander conseil (par exemple, au Conseiller en éthique et au Secrétariat). Cependant, les membres ont l’interdiction «d’observer les élections dans leur propre pays» (paragraphe 13 des Lignes directrices sur l’observation des élections par l’Assemblée parlementaire). Cette disposition devrait s’appliquer aux ressortissants du pays et aux personnes ayant des liens étroits avec le pays, mais pas aux personnes qui, par exemple, ont un lien moins direct avec un pays. La nomination d’une membre qui est une ressortissante de ce pays pourrait être perçue comme une atteinte à l’objectivité d’une mission et risquerait donc d’entacher la réputation de l’Assemblée en ce qui concerne cette mission. Il convient de demander conseil au Conseiller en éthique du Conseil de l’Europe et/ou au secrétariat. |
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Un président de commission se rend compte qu’une question portant spécifiquement sur le pays dont il est ressortissant est soulevée lors d’une discussion en commission. |
Il existe un conflit d’intérêts potentiel, perçu et peut-être réel. |
La transparence est toujours le premier recours, non seulement dans la déclaration d’intérêts écrite, mais aussi à l’oral en commission. Si la question concerne uniquement le pays dont le président est ressortissant, il convient alors que le président se récuse pour ce point et soit remplacé par le vice-président. Cette démarche est importante, car elle constitue un gage d’objectivité (même si le conflit n’est que potentiel ou perçu). La récusation est particulièrement importante i) si la question concerne uniquement ce pays; ii) si la question porte sur un conflit (ou une situation post-conflit) concernant ce pays; ou iii) si la question est très controversée sur le plan politique. La récusation n’est pas nécessaire si la question ne fait qu’une simple référence au pays en question, entre autres, et si la question n’est pas très controversée. Il convient de demander conseil, le cas échéant, au Conseiller en éthique et/ou au secrétariat. |
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Une présidente de commission se rend compte qu’une question portant spécifiquement sur le pays dont son partenaire est ressortissant est soulevée lors d’une discussion en commission. |
Il existe un conflit d’intérêts potentiel ou perçu, qui peut être géré en grande partie par la transparence. |
Transparence (par exemple, déclarer la nationalité du partenaire et tout lien de la membre et/ou de ses proches qui serait pertinent pour le rapport en question) – idéalement à l’écrit et à l’oral si des questions pertinentes sont soulevées. Des mesures correctives ne seront nécessaires que dans des circonstances spécifiques (par exemple, si le mari/partenaire et/ou les proches exercent des fonctions politiques particulières dans ce pays, ou si le sujet est très controversé ou a trait à un conflit). Il convient de demander conseil, le cas échéant, au Conseiller en éthique et/ou au secrétariat. |