Les mouvements de la jeunesse pour la démocratie
Réponse à Recommandation
| Doc. 16360
| 16 mars 2026
- Auteur(s) :
- Comité des Ministres
- Origine
- Adoptée lors de la 1554e réunion
des Délégués des Ministres (12 mars 2026). 2026 - Deuxième partie de session
- Réponse à Recommandation
- : Recommandation 2299
(2025)
1. Le Comité des Ministres a examiné attentivement
la
Recommandation 2299
(2025) de l'Assemblée parlementaire «Les mouvements de
la jeunesse pour la démocratie» et l'a transmise au Conseil conjoint
sur la jeunesse (CMJ) et au Comité directeur sur la démocratie (CDDEM),
pour information et commentaires éventuels.
2. Le Comité des Ministres partage l'avis de l'Assemblée parlementaire
selon lequel les jeunes jouent un rôle crucial dans la défense et
le renouveau de la démocratie à travers l'Europe. Le 4e Sommet
des chefs d'État et de gouvernement (Reykjavík, mai 2023) et la
Déclaration de Reykjavík ont réaffirmé que la participation des jeunes
était la pierre angulaire des sociétés démocratiques inclusives.
La 10e Conférence du Conseil de l'Europe
des ministres responsables de la Jeunesse (Malte, 8-9 octobre 2025)
a renouvelé ses engagements en faveur de la participation des jeunes
et a adopté une déclaration appelant à l'élaboration de politiques
de jeunesse avec, par et pour les jeunes. Elle a également adopté
la Résolution sur le cadre de référence du Conseil de l'Europe pour
une perspective jeunesse, qui définit comment garantir que les perspectives
des jeunes soient intégrées dans les délibérations au sein de l'Organisation
et dans tous les domaines d’action des États membres.
3. Le Comité des Ministres rappelle que, dans ses décisions du
21 janvier 2026, faisant suite à la 10e Conférence
du Conseil de l'Europe des ministres responsables de la Jeunesse,
il a chargé les organes statutaires compétents en matière de jeunesse
(CMJ) d'identifier les mesures nécessaires pour continuer à soutenir
l'intégration continue d'une perspective jeunesse dans les délibérations
intergouvernementales et autres de l'Organisation, ainsi que les
mesures appropriées et flexibles pour aider les États membres à
intégrer une perspective jeunesse dans leurs politiques et processus
nationaux.
4. Reconnaissant l'importance d'intégrer les perspectives, les
opinions et les attentes des jeunes dans les processus d'élaboration
des politiques, le Comité des Ministres a également chargé les organes
statutaires de jeunesse de mener (i) une étude sur la nécessité
et la faisabilité d'un nouvel instrument visant à consolider et à
actualiser l'acquis du Conseil de l'Europe dans le domaine de la
jeunesse; (ii) une étude examinant l'expérience des pays qui ont
abaissé l'âge du droit de vote à 16 ans; et (iii) les préparatifs
d'une étude de faisabilité sur la création d'un troisième site du
Centre européen de la jeunesse dans la région de la mer Noire. Il
note également que le CDDEM prépare actuellement un ensemble de
lignes directrices visant à renforcer la participation des femmes,
des filles, des jeunes et des groupes vulnérables aux élections.
5. Le Comité des Ministres souligne que, afin de refléter les
multiples niveaux de gouvernance, il a adopté la Charte européenne
de la participation des jeunes à la vie locale et régionale sous
la forme d'une recommandation aux États membres,
CM/Rec(2026)3.
Ce faisant, il se joint au Congrès des pouvoirs locaux et régionaux
pour répondre aux préoccupations et aux espoirs des jeunes d'aujourd'hui,
contribuant ainsi à la durabilité, à l'inclusivité et à la résilience
des sociétés démocratiques. Le suivi de la mise en œuvre de la recommandation
CM/Rec(2025)3 du
Comité des Ministres sur la participation sociale, économique et
politique des jeunes en milieu rural par le CMJ, par exemple, s'inscrit
dans le cadre des efforts visant à garantir des politiques inclusives
en faveur de la jeunesse. Les paramètres visant à faciliter la mise
en œuvre des Principes de Reykjavík pour la démocratie élaborés
par le CDDEM traitent également de l'autonomisation des jeunes. La
note d'orientation du CDDEM visant à renforcer la participation
de la société civile aux travaux intergouvernementaux du Conseil
de l'Europe souligne la nécessité d'une perspective intersectionnelle
des jeunes dans les stratégies et les processus d'engagement afin
de garantir que les jeunes puissent participer de manière significative.
6. En outre, le Comité des Ministres souligne l'importance de
la politique du Conseil de l'Europe et de ses instruments, à savoir
le système de cogestion qui reste un modèle unique pour impliquer
les jeunes dans la prise de décision et sert d'exemple tant pour
les États membres que pour les organisations internationales; les Centres
européens de la jeunesse à Strasbourg et à Budapest, espaces de
vie où les mouvements et organisations de jeunesse peuvent découvrir,
échanger et mettre en pratique les valeurs du Conseil de l'Europe;
le Fonds européen pour la jeunesse, qui soutient une société civile
indépendante, compétente et diversifiée, capable de transmettre
ces valeurs aux communautés à travers l'Europe.
7. Le Comité note également que d'autres outils sont en place
pour garantir une participation significative, tels que l'Accord
partiel sur la mobilité de la jeunesse par le biais de la Carte
Jeunesse; les programmes de coopération, notamment le programme
«Jeunesse pour la démocratie» et le projet «Jeunesse revitalisant
la démocratie»; le partenariat avec la Commission européenne dans
le domaine de la jeunesse; et le label de qualité pour les centres
de jeunesse. À la lumière de la recommandation de l'Assemblée parlementaire,
le Comité des Ministres prend également note de l'appel lancé par
ses organes statutaires chargés de la jeunesse afin de renforcer
les ressources du Fonds européen pour la jeunesse et des Centres
européens de jeunesse afin de mieux soutenir les initiatives démocratiques
menées par les jeunes, en particulier lorsque l'espace civique est
menacé.
8. Enfin, le Comité des Ministres souligne que la coopération
avec d'autres organisations internationales, notamment l'Union européenne,
l'OSCE et les Nations Unies, en vue de préserver l'espace civique
et les droits humains des jeunes, fait partie des objectifs du secteur
de la jeunesse. En particulier, le secteur continuera à renforcer
sa collaboration dans le cadre du nouveau programme de travail du
Partenariat UE-Conseil de l'Europe pour la jeunesse (2026-2028)
et explorera d'autres initiatives conjointes.