Les femmes réfugiées et migrantes en Europe continuent de se heurter à des obstacles persistants à leur pleine participation économique, tels que des taux d’emploi plus faibles, un écart de rémunération important entre les femmes et les hommes, une concentration dans les secteurs moins bien rémunérés et des responsabilités disproportionnées en matière de soins non rémunérés. Ces inégalités s’accumulent au cours de la vie pour se traduire par un écart de retraite important entre les femmes et les hommes et un risque accru de pauvreté chez les femmes âgées. L'entrepreneuriat des femmes réfugiées et migrantes reste un moteur sous-exploité d'innovation et de croissance, les entreprises qu'elles possèdent étant confrontées à des taux de rejet plus élevés, à des prêts plus modestes et à un accès réduit au capital de risque et aux réseaux financiers.
Des enquêtes auprès des jeunes personnes montrent que les jeunes femmes réfugiées et migrantes accordent une importance particulière à la collaboration, à l’inclusion et à la responsabilité dans le leadership, et qu’elles sont à l’avant-garde de l’innovation sociale et des initiatives économiques locales. Il est donc essentiel de libérer le plein potentiel économique des femmes réfugiées et migrantes, tant pour des raisons d’équité que pour la résilience et la compétitivité à long terme de l’Europe. Les États membres du Conseil de l’Europe devraient considérer l’autonomisation économique des femmes réfugiées et migrantes comme un pilier central de leurs stratégies d’intégration des réfugiés et des migrants. Rappelant la Résolution 2589 (2025) «Les femmes et l’économie: emploi, entrepreneuriat et budgétisation sensible au genre», qui souligne la nécessité de lutter contre le racisme, l’intolérance et la discrimination intersectionnelle sur le marché du travail, il convient de redoubler d’efforts pour: