La recommandation de l’Assemblée parlementaire met en évidence la préoccupation croissante suscitée par la violence et les discours de haine à l’encontre des responsables politiques en Europe, qui menacent la participation démocratique et le pluralisme. Elle souligne que les femmes et les représentants des minorités sont visés de manière disproportionnée, insistant sur la nécessité de les protéger afin de préserver la diversité du paysage politique. Se référant aux Principes de Reykjavik pour la démocratie et à des résolutions antérieures, l’Assemblée préconise que le Conseil de l’Europe joue un rôle de premier plan dans la lutte contre ce phénomène. Elle propose la mise en place d’un mécanisme de surveillance et de gestion des menaces, qui aiderait les autorités dans leurs efforts de prévention, sensibiliserait le public et renforcerait la sécurité démocratique. En outre, elle appelle à un renforcement des systèmes d’alerte précoce afin de détecter d’éventuels reculs démocratiques.