L’Assemblée parlementaire doit s'impliquer dans le processus lancé par le Secrétaire Général relatif à la migration, aux droits humains et à la sécurité
Proposition de résolution
| Doc. 16391
| 22 avril 2026
- Signataires :
- M. Damien COTTIER,
Suisse, ADLE ; M. Mehmet AKALIN,
Türkiye, ADLE ; Mme Sibel ARSLAN,
Suisse, SOC ; M. Roland Rino BÜCHEL,
Suisse, ADLE ; M. Iulian BULAI,
Roumanie, ADLE ; M. Titus CORLĂŢEAN,
Roumanie, SOC ; Mme Irena FERČIKOVÁ KONEČNÁ,
Tchéquie, SOC ; Lord Michael GERMAN,
Royaume-Uni, ADLE ; M. Pablo HISPÁN,
Espagne, PPE/DC ; Mme Mia KARAMEHIĆ-ABAZOVIĆ,
Bosnie-Herzégovine, ADLE ; M. Claude KERN,
France, ADLE ; Mme Bisera KOSTADINOVSKA-STOJCHEVSKA,
Macédoine du Nord, SOC ; Mme Yevheniia KRAVCHUK,
Ukraine, ADLE ; M. Didier MARIE,
France, SOC ; M. Fabian MOLINA,
Suisse, SOC ; Mme Valérie PILLER CARRARD,
Suisse, SOC ; Mme Filiz POLAT,
Allemagne, SOC ; Mme Marijana PULJAK,
Croatie, ADLE ; Mme Elena-Simona SPĂTARU,
Roumanie, ADLE ; M. Nicos TORNARITIS,
Chypre, PPE/DC ; Mme Lesia ZABURANNA,
Ukraine, ADLE
Cette proposition n'a pas été examinée par l'Assemblée et n'engage que ses signataires.
La Convention et la Cour européenne des droits de l’homme
constituent le socle du système européen de protection des droits
fondamentaux.
Les défis actuels liés à la migration irrégulière, à l’instrumentalisation
des flux migratoires, au trafic de migrants et aux impératifs de
sécurité exercent une pression sur et au sein des États membres
qui les a conduit à engager un dialogue politique sur ces questions
dans le cadre institutionnel du Conseil de l’Europe.
La Conférence ministérielle informelle tenue à Strasbourg
le 10 décembre 2025, à l’initiative du Secrétaire Général, a lancé
un processus politique visant à mieux concilier la protection effective
des droits humains, la gestion des migrations et la sécurité publique.
Les ministres y ont réaffirmé leur attachement à la Convention,
à l’indépendance de la Cour et à la force obligatoire de ses arrêts,
tout en reconnaissant la nécessité de préserver un système à la
fois effectif, équilibré et durable.
Ce processus constitue une occasion de réaffirmer l'importance
du système de la Convention, du principe de subsidiarité et de discuter
des enjeux de la migration, en particulier irrégulière, dans les
pays-membres.
Au vu de ce qui précède, l'Assemblée parlementaire devrait:
- s’impliquer activement dans
ce processus et à en assurer un suivi adéquat notamment par ses commissions
compétentes;
- inviter le Secrétaire Général et le Comité des Ministres
à associer l’Assemblée dans la préparation et le suivi d’une telle
déclaration politique;
- accorder une attention particulière aux conséquences du
processus pour le système de la Convention;
- contribuer à cette discussion en livrant ses propres recommandations;
- envisager de renforcer durablement les échanges entre
l'Assemblée et la Cour, dans le plein respect de l'indépendance
de celle-ci, par exemple en établissant un dialogue institutionnalisé.