«Comme l’expérience en temps de crise l’a montré à de multiples reprises, la résilience dépend de la capacité de production souveraine, de l’aptitude des populations et des nations à se nourrir elles-mêmes au moyen de leur propre agriculture, sur la base de chaînes d’approvisionnement locales et régionales diversifiées, d’une agriculture productive et d’une capacité de production et de fabrication alimentaires ainsi que d’une main-d’œuvre bien rémunérée et soutenue, protégée par de solides droits des travailleurs. L’Assemblée considère par conséquent que le renforcement de la capacité de production alimentaire souveraine et locale est une condition essentielle d’un accès stable et sûr à l’alimentation, en temps de paix comme en temps de guerre.»
Cette disposition renforce le principe de la souveraineté alimentaire qui reconnaît déjà que les crises amplifient les vulnérabilités structurelles et que le droit humain à l’alimentation devrait être une priorité. Elle renforce l’enseignement central tiré de l’analyse ukrainienne, à savoir qu’une exportation forte n’est pas une garantie de résilience.