La nécessité de combattre la criminalité économique en temps de crise économique
Proposition de recommandation
| Doc. 11856
| 08 avril 2009
- Signataires :
- M. Rafael HUSEYNOV,
Azerbaïdjan, ADLE ; M. Alexey Ivanovich ALEKSANDROV,
Fédération de Russie, GDE ; M. Arcadio DÍAZ TEJERA,
Espagne, SOC ; M. Valeriy FEDOROV,
Fédération de Russie, GDE ; M. Željko IVANJI,
Serbie, PPE/DC ; M. Mogens JENSEN,
Danemark, SOC ; Mme Sabine LEUTHEUSSER-SCHNARRENBERGER,
Allemagne, ADLE ; Mme Milica MARKOVIĆ,
Bosnie-Herzégovine, SOC ; M. Alberto MARTINS,
Portugal ; M. Dick MARTY,
Suisse, ADLE ; Mme Ermira MEHMETI DEVAJA,
''L'ex-République yougoslave de Macédoine'', SOC ; M. Akaki MINASHVILI,
Géorgie, ADLE ; M. Felix MÜRI,
Suisse, ADLE ; M. Valeriy PYSARENKO,
Ukraine, PPE/DC ; M. Paul ROWEN,
Royaume-Uni, ADLE ; M. Kimmo SASI,
Finlande, PPE/DC ; M. Samad SEYIDOV,
Azerbaïdjan, GDE ; Mme Chiora TAKTAKISHVILI,
Géorgie, ADLE ; Lord John E. TOMLINSON,
Royaume-Uni, SOC ; M. Tuğrul TÜRKEŞ,
Turquie, GDE ; Mme Özlem TÜRKÖNE,
Turquie, PPE/DC ; M. Viktor TYKHONOV,
Ukraine ; M. Klaas de VRIES,
Pays-Bas, SOC ; Mme Nataša VUČKOVIĆ,
Serbie, SOC ; M. Dmitry VYATKIN,
Fédération de Russie, GDE ; M. Jordi XUCLÀ,
Espagne, ADLE
Cette proposition n'a pas été examinée par l'Assemblée et n'engage que ses signataires.
L’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe souligne
qu’en temps de crise économique, il faut que les gouvernements veillent
à éviter le gaspillage des ressources financières et l'aggravation
des pertes financières due à des actes délictueux.
A cet égard, l’Assemblée s'inquiète de la perte potentielle
de montants considérables que pourraient entraîner les prétendues
chaînes de Ponzi, les délits d’initié et autres actes frauduleux.
Des investissements hautement spéculatifs sont vantés auprès des
clients sans avertissement suffisant des risques éventuels. Les
agences publient leurs notations des risques financiers alors même
qu'il y a conflit d'intérêts. Des fonds d’investissement manipulent
le prix des actions, des marchandises et des devises pour leurs
propres bénéfices à court terme. Des organismes financiers en faillite
transfèrent des fonds puisés dans leurs succursales étrangères au
détriment de la clientèle de ces succursales. Des plans d’investissement
à l’étranger facilitent la fraude fiscale.
Grâce à sa portée paneuropéenne, sa coopération juridique
avec des États non européens et sa longue et fructueuse expérience
dans le domaine de la lutte contre la criminalité économique, le
Conseil de l'Europe est bien placé pour s'efforcer de développer
une stratégie juridique coordonnée destinée à contrecarrer ces agissements.
L’Assemblée recommande que le Comité des Ministres s'engage
dans la lutte contre la criminalité économique en Europe et analyse
s'il convient de remanier les traités du Conseil de l'Europe pour
prendre en compte tous les aspects d’un combat efficace contre ce
fléau.
L’Assemblée appelle les Etats membres, ainsi que les États
non membres intéressés qui ne l’ont pas encore fait, à signer et
ratifier:
- la Convention européenne
d’entraide judiciaire en matière pénale de 1959;
- la Convention du Conseil de l’Europe concernant l'assistance
administrative mutuelle en matière fiscale de 1988;
- la Convention du Conseil de l’Europe sur les opérations
financières des «initiés» de 1989;
- la Convention européenne sur certains aspects internationaux
de la faillite de 1990;
- la Convention du Conseil de l’Europe relative au blanchiment,
au dépistage, à la saisie et à la confiscation des produits du crime
de 1990;
- la Convention pénale du Conseil de l'Europe sur la corruption
de 1999;
- la Convention civile du Conseil de l'Europe sur la corruption
de 1999;
- la Convention du Conseil de l’Europe sur la cybercriminalité
de 2001;
- la Convention du Conseil de l’Europe relative au blanchiment,
au dépistage, à la saisie et à la confiscation des produits du crime
et au financement du terrorisme de 2005.