Cette déclaration écrite ne reflète pas la position de l’Assemblée, mais uniquement celle des membres qui l’ont signée. Elle ne fera pas l’objet de mesures supplémentaires de l’Assemblée.
Nous alertons la communauté internationale à un massacre comparable
à celui de Srebrenica, celui des 3400 opposants iraniens du camp
d’Ashraf, en Irak.
47 réfugiés désarmés ont déjà été assassinés et plusieurs
centaines ont été blessés lors de deux attaques meurtrières lancées
sur Ashraf à l’instigation du régime iranien. Le Premier ministre
irakien, M. Nouri Al-Maliki, a déclaré que le camp doit être fermé
fin 2011, ce qui prépare le terrain à un nouveau massacre.
Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR)
a déclaré que les personnes qui résident à Ashraf sont des “demandeurs
d’asile” qui doivent bénéficier d’une protection internationale.
Nous soutenons la mission de l’Ambassadeur Jean de Ruyt, qui
a récemment été nommé représentant spécial de l’Union européenne
pour le Camp Ashraf. Nous demandons qu’il se rende très prochainement
à Ashraf pour rendre plus efficaces ses efforts pour parvenir à
un règlement pacifique de la crise.
Nous demandons également :
que
le HCR confirme le statut de réfugiés politiques pour les résidents
du camp,
que le Secrétaire Général de l’ONU et le Haut-Commissariat
aux droits de l’homme installent une équipe de surveillance permanente
à Ashraf pour assurer la protection des résidents jusqu’à ce qu’ils
soient tous réinstallés dans des pays tiers,
que les Etats-Unis, l’Union européenne et les Nations
Unies exigent que l’Irak annule l’échéance fixée pour la fermeture
d’Ashraf, mette un terme au siège et à la torture psychologique
infligée par les 300 haut-parleurs, démantèle le matériel de brouillage
et de surveillance installé autour du camp et permette aux résidents
d’accéder librement à leurs avocats et aux services médicaux.