Appel à tous les Etats membres du Conseil de l'Europe pour des sanctions contre le Belarus
Déclaration écrite
No.
464
| Doc. 12496
| 25 janvier 2011
- Signataires :
- M. Pieter OMTZIGT,
Pays-Bas, PPE/DC ; Mme Doris FIALA,
Suisse, ADLE ; M. Paul FLYNN,
Royaume-Uni, SOC ; M. Stanislav FOŘT,
République slovaque, ADLE ; M. Serhiy HOLOVATY,
Ukraine, ADLE ; M. Jim HOOD,
Royaume-Uni, SOC ; M. Joachim HÖRSTER,
Allemagne, PPE/DC ; Mme Anette HÜBINGER,
Allemagne, PPE/DC ; M. Mats JOHANSSON,
Suède, PPE/DC ; Mme Marietta KARAMANLI,
France, SOC ; M. Albrecht KONEČNÝ,
Autriche, SOC ; M. Václav KUBATA,
République tchèque, PPE/DC ; M. Markku LAUKKANEN,
Finlande, ADLE ; Mme Darja LAVTIŽAR-BEBLER,
Slovénie, SOC ; M. Pasquale NESSA,
Italie, PPE/DC ; M. Geir POLLESTAD,
Norvège, ADLE ; Mme Zaruhi POSTANJYAN,
Arménie, PPE/DC ; Mme Marietta de POURBAIX-LUNDIN,
Suède, PPE/DC ; M. Christos POURGOURIDES,
Chypre, PPE/DC ; M. Kimmo SASI,
Finlande, PPE/DC ; M. Fiorenzo STOLFI,
Saint-Marin, SOC
- Thesaurus
Cette déclaration écrite ne reflète pas la position de l’Assemblée, mais uniquement celle des membres qui l’ont signée. Elle ne fera pas l’objet de mesures supplémentaires de l’Assemblée.
Les soussignés condamnent les élections truquées, les arrestations
qui ont suivi ce simulacre d'élections et les autres manifestations
du mépris pour les droits de l'homme de la part des autorités du
Belarus et lancent un appel pour que tous les Etats membres du Conseil
de l'Europe:
- condamnent les
violences qui ont eu lieu après les élections, qualifient ces dernières
de fraude électorale, refusent de reconnaître les résultats du scrutin
et demandent que de nouvelles élections soient organisées au Belarus;
- réexaminent leurs relations bilatérales avec les autorités
du Belarus et dressent une liste des personnalités de ce pays qui
sont responsables des élections et des violations des droits de
l'homme, afin qu'elles ne soient plus autorisées à entrer sur leur
territoire;
- instaurent des sanctions économiques ciblées à l'encontre
du Belarus et de son régime, et les maintiennent tant que ce pays
ne respectera pas les droits de l'homme. Ils suggèrent que les Etats membres
utilisent à cet effet la liste de contrôle de 12 points - sur laquelle
la Commission européenne base ses relations avec le Belarus, comme
indiqué dans le document « Ce que l’Union européenne pourrait apporter
au Belarus », novembre 2006 - et l'organisation de nouvelles élections,
et attendent que ces conditions soient remplies par le Belarus avant
de lever les sanctions;
- durcissent régulièrement les sanctions tant que le régime
en place au Belarus n'aura pas rempli les 12 conditions ni organisé
de nouvelles élections;
- assurent une coordination de ces sanctions afin d'assurer
une efficacité maximale tout en atténuant autant que possible leur
impact sur les citoyens du Belarus.