Cette déclaration écrite ne reflète pas la position de l’Assemblée, mais uniquement celle des membres qui l’ont signée. Elle ne fera pas l’objet de mesures supplémentaires de l’Assemblée.
Le 50e anniversaire de la Convention
de 1961 sur la réduction des cas d’apatridie est l’occasion pour
les Etats membres du Conseil de l’Europe de rappeler leur engagement
en faveur de la lutte contre l’apatridie.
Les apatrides sont marginalisés dans la société car sans nationalité,
il est difficile d’avoir accès à l’école, de devenir propriétaire
ou même d’ouvrir un compte bancaire. Ils ne peuvent enregistrer
leur mariage et sans documents d’identité, ne peuvent trouver un
travail et gagner leur vie décemment.
La deuxième guerre mondiale et d’autres profonds bouleversements
qui ont eu lieu sur le continent européen (dissolution de l’Union
soviétique, de la Yougoslavie et de la Tchécoslovaquie par exemple)
ont augmenté le nombre d’apatrides en Europe. Face à cela, les
Etats adoptèrent la Convention de 1954 relative au statut des apatrides
et celle de 1961 sur la réduction des cas d’apatridie, tandis que
le Conseil de l’Europe adoptait la Convention européenne sur la
nationalité (STE N° 166) et la Convention sur la prévention des
cas d’apatridie en relation avec la succession d’Etats (STCE N°
200).
Il est important que tous les Etats membres du Conseil de
l’Europe ratifient les conventions relatives à l’apatridie et modifient
leurs législations nationales afin que tout citoyen européen puisse
jouir d’une nationalité.