Annexe Annexe
1. D'abord et avant tout, le Conseil de l'Europe doit, dans les limites de ses possibilités, remplir les obligations imposées par le service des peuples de l'Europe démocratique, dont les attentes, les espoirs et les craintes posent de nouveaux défis auxquels l'Organisation doit être prête à répondre.
2. La coopération en Europe démocratique doit être comprise comme un tout cohérent dans lequel les Etats participants, par le biais des diverses organisations internationales créées à cette fin, recherchent une plus grande unité, reposant, dans le cas du Conseil de l'Europe, sur les idéaux communs contenus dans son Statut.
3. Toutes les organisations européennes doivent être conscientes, lorsqu'elles établissent le programme de leurs activités, de la nécessité d'une plus grande efficacité, ce qui implique le respect pour le principe de complémentarité et une concentration des efforts sur les questions qu'elles sont le mieux à même de traiter compte tenu de leur compétence et des moyens dont elles disposent.
4. Il convient d'examiner les possibilités de développer les moyens de communication existant entre les organisations. Il est manifeste que la coopération européenne réalisée parmi les Dix, dans le domaine politique comme dans d'autres domaines, serait d'un plus grand poids si, chaque fois que possible, elle pouvait s'étendre au-delà des Dix, au profit de l'ensemble de l'Europe démocratique.
5. Si la Communauté européenne est tenue de développer la coopération afin de poursuivre plus efficacement les buts fixés par les Traités de Rome et de Paris et renforcer sa cohésion, le Conseil de l'Europe doit continuer à jouer un rôle dominant dans les domaines de la coopération culturelle, des droits de l'homme et de l'harmonisation juridique, compte tenu de l'unité fondamentale d'attitude de toute l'Europe démocratique sur ces questions, en gardant par ailleurs à l'esprit le caractère artificiel de la division de l'Europe entre l'Est et l'Ouest lorsqu'il s'agit de culture.
6. Il est indispensable d'améliorer la communication, notamment sur les questions politiques, entre l'Assemblée et le Comité des Ministres.
7. Les premiers bénéficiaires de l'action du Conseil de l'Europe doivent être les Etats membres, mais il ne faut pas négliger non plus les responsabilités plus vastes qui incombent au plus grand rassemblement mondial de démocraties parlementaires pluralistes.