L'Assemblée,
(a) de donner suite aux résultats et recommandations de la Conférence de Vienne, et de contribuer ainsi à la mise en oeuvre, au niveau européen, de certaines parties du Plan d'action des Nations Unies relatif à l'environnement humain ;
(b) d'organiser dans les meilleurs délais une deuxième conférence ministérielle sur la base des considérations qui précèdent, en y associant le plus grand nombre possible d'Etats européens non membres du Conseil de l'Europe, ainsi que les organisations européennes et internationales travaillant dans le domaine de l'environnement ;
(a) de mettre en place un réseau européen de zones destinées aux loisirs et de zones protégées, dans le cadre d'une politique concertée des pays européens pour l'aménagement du paysage ;
(b) de définir une politique cohérente de la protection de la vie sauvage, ayant notamment comme objectif une réglementation européenne - si possible par l'établissement d'une convention - visant la restriction sévère de la chasse, de la capture d'animaux devant être protégés, de la pêche, de la récolte d'oeufs, ainsi que l'interdiction de la tenderie ;
(c) d'intensifier les activités en matière d'information et d'éducation, notamment par le renforcement du rôle du Centre européen d'information pour la conservation de la nature en tant que :
clearing house de l'information à l'intention des administrations nationales intéressées ;
centre de propagation d'une nouvelle morale de l'environnement et de la qualité de la vie ;
(d) d'élaborer les principes définissant les droits et les devoirs de l'individu à l'égard de son environnement ;
(e) d'associer étroitement les pouvoirs locaux et régionaux à l'élaboration et à la mise en application d'une politique en matière d'environnement relevant de leur compétence ;
(a) d'opérer une réorganisation des comités intergouvernementaux du Conseil de l'Europe qui s'avère nécessaire compte tenu de l'évolution intervenue dans la coopération européenne dans les domaines de l'environnement et de l'aménagement du territoire ;
(b) de mettre en place à cet effet - dès que les circonstances le permettent - un comité unique de coopération pour l'aménagement du territoire et l'environnement, chargé notamment d'assumer les fonctions des trois comités intergouvernementaux travaillant actuellement dans le domaine de la protection de la nature, de la protection des eaux et de la pollution de l'air, et de lui attribuer également des compétences dans le domaine de l'aménagement du territoire pour la mise en oeuvre du Programme de travail du Conseil de l'Europe dans ces domaines ;
(c) de poursuivre et de développer les activités dans le domaine de l'environnement dans lequel le Conseil de l'Europe s'est déjà acquis une certaine expérience, tendant à la mise au point des conventions européennes pour éviter les disparités économiques ;
(d) de doter le Conseil de l'Europe des moyens indispensables à la réalisation des objectifs définis par la présente recommandation ;
de renforcer - d'une manière générale - le dialogue entre l'Assemblée et les conférences des ministres spécialisés, notamment par l'organisation de colloques.