L'Assemblée,
I. 1. Affectation de fonds publics plus importants aux objectifs suivants :
accroissement substantiel des revenus des plus défavorisés, en particulier des sans-travail ;
élévation à un niveau acceptable de la qualité des services publics dans les domaines de la santé, du logement et de l'éducation, en particulier lorsque ceux-ci sont subventionnés ou mis gratuitement à la disposition de certains membres de la collectivité.
I. 2. Financement du programme esquissé sous I.l ci-dessus, au cas où un ralentissement de la croissance économique limiterait l'accroissement naturel des recettes publiques, non par des emprunts extérieurs ni par un gonflement de la masse monétaire, mais par une réduction des dépenses publiques dans d'autres domaines ou par une augmentation de la part du produit national brut revenant à l'Etat.
I. 3. Fixation à un niveau suffisamment élevé d'un salaire minimum national obligatoire, applicable aux deux sexes et indexé sur le coût de la vie.
I. 4. Orientation, autant que possible, des ressources limitées disponibles pour les investissements vers les secteurs de l'économie qui présentent l'intérêt le plus direct et le plus essentiel pour la satisfaction des besoins de la société.
I. 5. Action sur les entreprises pour les inciter et les amener, au moyen de la fiscalité, de subventions et par toutes autres mesures appropriées, à adopter une politique assurant un meilleur équilibre entre la recherche du profit et leurs responsabilités envers la société, notamment en ce qui concerne les conditions de travail, l'utilisation des ressources et la pollution.
II.1. Concentration des dépenses publiques en faveur du développement scientifique et technologique sur des projets axés sur des objectifs socialement utiles.
II. 2. Etablissement d'un mécanisme permettant de coordonner les différents secteurs du développement technologique et de ses applications de façon à éviter tout gaspillage ou double emploi.
III. 1. Aménagement des structures de l'emploi de manière à empêcher que les gains de productivité ne conduisent, en l'absence de croissance économique, à un accroissement du nombre de chômeurs.
III. 2. Amélioration de l'équilibre du marché de l'emploi par la mise en place de moyens suffisants et appropriés de recyclage professionnel.
III. 3. Versement aux chômeurs de prestations qui leur permettent de maintenir un niveau de vie raisonnable.
IV. 1. Présentation au Secrétaire Général du Conseil de l'Europe, à intervalles réguliers d'au moins trois ans, de rapports sur la situation sociale dans leurs pays respectifs, rédigés selon un modèle à fixer.