Recommande au Comité des Ministres d'inviter les gouvernements de tous les Etats membres, notamment ceux dont le taux de fécondité est anormalement élevé ou anormalement faible :
7.1 à mettre en place, le cas échéant, un système efficace de détermination de l'évolution de la population au niveau national ;
7.2 à mener une véritable politique démographique, et notamment à faire prendre conscience au grand public de la situation démographique actuelle et de ses conséquences ;
7.3 à créer, dans les pays dont les taux de natalité et de fécondité sont anormalement faibles, un climat plus favorable à la fécondité, notamment en adoptant dans le cadre de leur politique familiale des mesures comme l'attribution selon un barème progressif d'avantages fiscaux et de sécurité sociale aux familles qui ont des enfants, et en faisant en sorte que d'autres prestations, comme le logement, répondent aux besoins de ces familles ;
7.4 à réduire en pareils cas les obstacles à la fécondité, par exemple en veillant à ce que les femmes ne soient pas handicapées dans leur vie professionnelle par la procréation, et en donnant aux parents la possibilité de concilier plus facilement leurs responsabilités familiales et la pleine participation au marché de l'emploi ;
7.5 à encourager dans tous les pays, notamment dans ceux dont le taux de fécondité est élevé, la libre diffusion de l'information sur les méthodes de planning familial - dans le respect des croyances religieuses individuelles - afin que les couples puissent effectivement fixer en toute liberté et responsabilité le nombre et l'espacement des naissances ;
7.6 à s'abstenir de mesures irréversibles dictées par des considérations à court terme, qui pourraient affecter la durée de la vie professionnelle au point d'entraîner à long terme une réduction inacceptable de la population active ;
7.7 à garantir dans tous les emplois des salaires, des conditions de travail et un statut social d'un niveau acceptable pour les travailleurs migrants comme pour les nationaux ;
7.8 Recommande en outre au Comité des Ministres de mettre en place, en étroite coopération avec les pays membres, un appareil efficace chargé de suivre l'évolution démographique en Europe et de procéder à des recherches sur ses mécanismes, afin que ses incidences sur les politiques sociale et économique soient prises en compte par les responsables des décisions dans ces domaines.