Elargissement des Communautés européennes
- Auteur(s) :
- Assemblée parlementaire
- Origine
- Discussion
par l'Assemblée le 26 septembre 1967 (10e et
11e séances) (voir Doc. 2282, rapport de la commission politique
; Doc. 2261,
rapport de la commission économique ; Doc. 2281, rapport de la commission
de l'Agriculture ; et Doc.
2287 (projet de résolution). Texte
adopté par l'Assemblée le 27 septembre 1967 (12e séance).
- Thesaurus
L’Assemblée,
1. Prenant acte des progrès réalisés par l'A.E.L.E.
et la Communauté Economique Européenne, mais persuadée de l'importance
des avantages politiques et économiques qu'entraînerait la création,
à l'échelle du continent, d'un marché européen unique ;
2. Enregistrant avec satisfaction la réussite du Kennedy Round
de négociations tarifaires au sein du G.A.T.T. - réussite qui ne
saurait que faciliter tout élargissement du Marché commun ;
3. Consciente des possibilités accrues de développement technologique
qu'offrirait ce marché unique ;
4. Se félicitant des perspectives nouvelles d'élargissement des
Communautés européennes qu'ouvrent les demandes formelles d'adhésion
récemment déposées par le Royaume-Uni, l'Irlande, le Danemark et
la Norvège, et tenant compte des demandes de participation présentées,
sous une forme ou sous une autre, par la Suède, l'Autriche et la
Suisse, et aussi de la demande déposée par Malte le 18 septembre
1967 ;
5. Persuadée également que la coopération économique et la coopération
politique doivent se développer de concert, et que la Communauté
européenne, dans la mesure où elle s'élargira, exercera une influence
plus large et assumera des responsabilités plus grandes dans les
relations internationales ;
6. Reconnaissant que le seul moyen de traiter les problèmes qui
se posent consiste en des négociations entre les Six et les pays
demandeurs ;
7. Consciente qu'un certain nombre de problèmes concrets et complexes
- par exemple dans le domaine des politiques agricoles, dans le
secteur monétaire et en ce qui concerne les échanges entre les pays
de l'A.E.L.E. et ceux qui ne font pas partie de la Communauté -
devront être résolus dans le cadre de ces négociations, et que des
périodes de transition suffisantes doivent être prévues, pour que
les perspectives encourageantes d'un élargissement des Communautés
européennes deviennent réalité ;
8. Reconnaissant qu'il faudra assurer une certaine stabilité
aux structures fondamentales de la politique agricole commune et
sauvegarder l'essentiel des réglementations adoptées jusqu'ici,
en adaptant les réglementations habituelles sur des points particuliers,
ne mettant toutefois pas en cause les caractères fondamentaux de
la politique agricole commune, mais tenant compte des situations
de fait dans lesquelles se trouvent certains pays demandeurs,
9. Fait appel à toutes les parties intéressées pour que, dans
un esprit de compréhension réciproque, elles s'appliquent avec la
plus grande détermination à résoudre les problèmes en cause et pour
que les négociations soient, par conséquent, entamées dans les plus
brefs délais.