L'Assemblée,
8. Regrettant que le Conseil n'ait pas approuvé à l'unanimité en 1967, comme l'exige la Convention, le niveau des ressources pour la deuxième période triennale (1967-1969) et qu'aucune décision n'ait donc pu être prise sur l'échelle et le caractère du futur programme du C.E.R.S., note cependant que l'accord s'est fait sur les budgets de 1967 et 1968 ;
9. Notant que l'année 1967 a vu se développer sensiblement les relations entre le C.E.R.S. et d'autres organisations internationales, se félicite en particulier îles relations étroites et fructueuses établies désormais entre le C.E.C.L.E.S., la C.E.T.S. et le C.E.R.S., comme entre le Conseil de l'Europe et le C.E.R.S. ;
10. Soulignant l'importance d'une intégration accélérée d'un programme d'application et d'un programme scientifique et se félicitant de la détermination du C.E.R.S. de faire face à des augmentations considérables dans le domaine de la recherche appliquée, estime que l'interdépendance de ces programmes assurerait une meilleure utilisation des ressources de l'organisation et de ses capacités de recherche et de développement ;
11. Considérant qu'il importe de mettre au point sans délai un satellite de relais de télévision, estime que, lorsque ce but aura été atteint, les travaux d'application devront s'étendre aux satellites météorologiques, aux satellites de navigation aérienne et navale, aux satellites de ressources de la terre, etc. ;
12. Notant avec satisfaction la création de consortiums d'entrepriseseuropéennes qui soumettront des offres en vue des contrats dedéveloppement du C.E.R.S. pourles satellites, estime qu'il s'agit là d'une contribution à la coopération technologique européenne ;
13. Notant que les contrats semblent avoir jusqu'à présent été réservésaux entreprises les plus expérimentées des Etats membres, signale que cette pratique risque d'aggraver les disparités technologiques entre pays membres, et estime qu'il sera remédié à cette situation lorsque le Conseil du C.E.R.S. aura accepté lesgrandes lignes d'une politique industrielle qui réduira progressivement les disparités, à condition toutefois que le C.E.R.S. dispose de crédits suffisants pour compenser les inégalités passées sans qu'il soit porté atteinte au degré nécessaire de concurrence ;
14. Décide :
d'inviter le Conseil du C.E.R.S. à définir progressivement une politique spatiale commune européenne qui visera à équilibrer harmonieusement travaux scientifiques et travaux d'application, et dans le cadre de laquelle le C.E.R.S. et le C.E.C.L.E.S. pourront coopérer dans leur intérêt mutuel et éventuellement en tant qu'organisation fusionnée ;
d'inviter également le Conseil du C.E.R.S. à mettre au point sa politique industrielle afin que les avantages industriels du programme spatial puissent être équitablement et largement partagés, et que soit réalisée en temps voulu la spécialisation sélective des industries de pointe dans les pays membres.