a à montrer une attitude généreuse vis-à-vis des personnes nécessitant une protection internationale, à permettre leur admission rapide et flexible sur leur territoire et, en particulier, à ne pas leur imposer d'obligation de visa;
b à coordonner leurs politiques de protection temporaire au niveau européen et à soutenir la création d'un système rapide de consultation et de coordination tel que proposé au paragraphe 9.ii ci-dessus;
c à strictement respecter le principe de "non-refoulement";
d à assurer le respect des droits de l'homme des personnes en protection temporaire et, avec l'extension de la durée de leur séjour, à revaloriser le niveau de leurs droits économiques et sociaux, y compris l'accès à l'emploi;
e à assurer l'accès des personnes en protection temporaire à l'éducation primaire et secondaire, et à faire tout leur possible pour améliorer leur accès aux études universitaires;
f à organiser des programmes de formation professionnelle pour les personnes en protection temporaire afin de faciliter leur réintégration après le retour, ainsi qu'en cas de réinstallation;
g à faciliter, dès les premiers jours de la protection temporaire, le regroupement familial de certaines catégories vulnérables de personnes, en particulier les enfants mineurs non accompagnés, et, avec l'extension importante du séjour, à permettre le regroupement familial pour les conjoints, les enfants mineurs et les ascendants dépendants des personnes en protection temporaire;
h à procéder à l'examen des demandes d'asile des personnes en protection temporaire dans les meilleurs délais et, en tout cas, deux ans au plus tard après le début du régime de protection temporaire;
i à ne pas renvoyer les personnes dont la demande d'asile a été refusée tant que les conditions justifiant le régime de protection temporaire persistent;
j au cas où les conditions qui ont justifié l'octroi de la protection temporaire restent réunies pendant une période prolongée, et en tout cas au bout de deux ans, à accorder à tous ses bénéficiaires un statut juridique stable leur conférant les mêmes droits économiques et sociaux qu'aux autres résidents;
k après la levée de la protection temporaire, à privilégier le principe du retour volontaire et à ne pas rapatrier de force certaines catégories, en particulier les personnes qui pourraient craindre avec raison des persécutions, les victimes de tortures, de traumatismes dus à la guerre et de viol, ainsi que des malades ne pouvant être soignés dans leur pays d'origine;
l à mettre en œuvre les présentes recommandations dans les meilleurs délais et à les appliquer tant aux situations futures qu'aux personnes qui bénéficient déjà de la protection temporaire.