En conséquence, l’Assemblée invite les gouvernements des Etats membres concernés et ceux dont les parlements jouissent du statut d’invité spécial auprès de l’Assemblée:
5.1 avec le soutien des pouvoirs publics, à mettre en œuvre une politique en faveur de l’affermage des terres et à remembrer le parcellaire excessivement émietté à la suite des privatisations de masse, afin de permettre aux agriculteurs de concentrer leurs investissements sur les équipements productifs et la mise en valeur des exploitations;
5.2 à favoriser l’émergence du marché foncier, en particulier en suscitant des législations sur les droits d’une véritable propriété privée agricole ainsi qu’en établissant des systèmes de cadastres fiables, tout en coordonnant l’offre et la demande de terres agricoles;
5.3 à favoriser le développement d’organismes de protection sociale et d’assurances rurales mutuelles;
5.4 à organiser des rencontres d’information entre les pays d’Europe centrale et orientale afin de composer les différents schémas nationaux de privatisation;
5.5 à soutenir vigoureusement la cause de l’agriculture écologique et à veiller à ce que l’avenir de l’espace rural ne soit pas entièrement abandonné aux forces du marché;
5.6 à moderniser l’industrie agroalimentaire dans une logique de partenariat avec les producteurs et dans le sens d’une compatibilité avec les normes occidentales en matière de qualité et d’hygiène, ainsi qu’en matières vétérinaire et phytosanitaire;
5.7 à créer des réseaux de chambres d’agriculture avec l’objectif de rationaliser et d’optimiser tous les services offerts aux agriculteurs;
5.8 à établir des programmes de développement intégré de l’espace rural, qui tiennent également compte des conditions et des nécessités économiques, écologiques et sociales, et qui s’appuient sur le potentiel de développement endogène;
5.9 à restructurer le secteur bancaire rural sur le modèle des banques coopératives à vocation universelle, avec des réseaux de proximité étendus dans les zones rurales;
5.10 à créer ou à renforcer des organismes et des fonds de garantie des investissements, et à favoriser l’investissement en améliorant l’information économique et juridique et en simplifiant les procédures juridiques et administratives;
5.11 à développer le commerce international, tout en continuant à soutenir raisonnablement les marchés durant la période de transition, en ouvrant les marchés nationaux, en supprimant les barrières douanières entre Etats, ainsi qu’en créant des marchés locaux et régionaux, et en engageant une coopération interrégionale européenne;
5.12 à créer des zones de libre-échange s’inspirant de l’Accord de libre-échange d’Europe centrale, d’abord entre les pays d’Europe centrale et orientale, puis, à terme, dans l’ensemble de la région, de manière à rétablir entre ces pays les marchés traditionnels qui existaient avant le changement de système;
5.13 à développer les garanties du commerce international en faveur des pays d’Europe centrale et orientale, et à jeter les bases de marchés à terme de matières premières agricoles, dans un objectif de gestion globale des risques;
5.14 à faciliter la création de joint-ventures et à privilégier les petites et moyennes entreprises en milieu rural;
5.15 à lier l’intensification des échanges au respect des droits sociaux et à la protection de l’environnement.