a à revoir leur législation nationale afin d'adopter une
nouvelle politique de gestion tendant en particulier à faciliter
les migrations légales à court terme;
b à analyser l'expérience acquise par les pays offrant aux
étrangers des possibilités légales en matière de migration;
c à établir une nette distinction entre les demandeurs d'asile
et les autres migrants transitant par les pays d'Europe centrale
et orientale, et à garantir à tout demandeur d'asile potentiel l'accès
à une procédure de détermination de son statut;
d à coopérer pleinement entre eux dans la lutte contre les
migrations illégales et le trafic d'êtres humains, et, notamment,
à partager l'information et les statistiques relatives à tous les
aspects de ce problème;
e à augmenter les moyens financiers et techniques qu'ils
consacrent à la lutte contre le trafic d'êtres humains;
f à organiser une campagne contre la migration liée à la
traite et à la prostitution, concernant essentiellement les jeunes
femmes vivant dans les grandes villes;
g à revoir leurs propres politiques en matière d'immigration
et d'asile aux fins de garantir l'accès à leur territoire et à leur
procédure de demande d'asile à toute personne à la recherche d'une protection
internationale;
h à réexaminer les accords de réadmission en vue de garantir
l'accès à la procédure d'asile à tout demandeur d'asile potentiel;
i à accroître leur aide publique au développement, conformément
à l'objectif internationalement admis de 0,7 % de leur produit national
brut, s'ils ne l'ont pas encore fait;
j à fournir des moyens économiques accrus aux projets de
développement liés aux migrations, tels que les programmes d'encouragement
au retour, d'assistance dans la localité d'origine, les programmes
relatifs à la démographie, etc.;
k en coopération avec l'Organisation internationale pour
les migrations, à accroître les ressources allouées aux programmes
d'information et d'éducation sur l'expérience vécue par les migrants clandestins;