Par conséquent, l’Assemblée parlementaire invite les gouvernements des Etats membres du Conseil de l’Europe:
8.1 à assurer un accès effectif à une procédure d’asile équitable dans l’application des mesures de contrôle aux frontières et dans la gestion de l’immigration clandestine, en total accord avec la Convention des Nations Unies de 1951 relative au statut des réfugiés et son Protocole de 1967 ainsi qu’avec d’autres normes en vigueur en matière de droits de l’homme;
8.2 à s’engager vis-à-vis des stratégies de partage de la charge, appuyées par le HCR, en augmentant les possibilités de réinstallation des réfugiés;
8.3 à clarifier les responsabilités respectives des Etats membres du Conseil de l’Europe en cas de flux secondaires irréguliers de réfugiés et de demandeurs d’asile;
8.4 à garantir le financement du budget du HCR et à soutenir les efforts de cette organisation en vue de trouver des ressources supplémentaires, notamment sous forme de compléments de financement, y compris auprès du secteur privé;
8.5 à organiser des débats ministériels et parlementaires sur les politiques de migrations et d’asile, en s’attachant à la situation des réfugiés, au rôle du HCR et à l’émergence d’une opinion publique positive, sensible aux besoins des réfugiés et susceptible de soutenir leurs efforts d’intégration;
8.6 à dispenser une formation appropriée, avec l’assistance du HCR si nécessaire, aux fonctionnaires chargés des problèmes des réfugiés, des demandeurs d’asile et des personnes déplacées;
8.7 à renforcer la lutte contre la traite d’êtres humains, en veillant à ce que les victimes de la traite aient toutes accès à la protection internationale, telle qu’elle est garantie par la Convention des Nations Unies de 1951 relative au statut des réfugiés et son Protocole de 1967;
8.8 à encourager le recours stratégique à la réinstallation des réfugiés, telle que préconisée par le HCR, comme un moyen de protection, une solution durable et une forme concrète de répartition des charges dans les situations des réfugiés qui perdurent;
8.9 à promouvoir l’inclusion des réfugiés et des personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays dans un programme régional et national plus large de développement et de relance, en consultation avec le HCR, le cas échéant;
8.10 à souligner la nécessité d’actions communes suivies aux niveaux national et régional pour prévenir et réduire l’apatridie.