dans l’attente de la consultation de l’Assemblée, de proposer à l’Union européenne d’inclure les propositions suivantes dans le mémorandum d’accord:
9.5.1 afin d’éviter les doubles emplois, de tenir compte systématiquement du travail des organes du Conseil de l’Europe dans l’action menée par l’Union européenne dans les domaines correspondants, en particulier lorsqu’elle envisage la création d’agences de l’Union européenne;
9.5.2 de reconnaître que le Conseil de l’Europe doit rester le point de repère en matière de droits de l’homme, d’Etat de droit et de démocratie en Europe, en veillant notamment à ce que les organes de l’Union européenne reconnaissent que le Conseil de l’Europe est la référence en matière de droits de l’homme dans toute l’Europe et à ce qu’ils se conforment systématiquement, dans leur action, aux observations des structures de contrôle compétentes;
9.5.3 d’adhérer à la Convention européenne des Droits de l’Homme et de contribuer ainsi à la création d’un mécanisme juridique unique de protection des droits de l’homme, qui s’applique sur un pied d’égalité à tous les Etats européens et aux autres organes exerçant des compétences touchant les droits protégés par la Convention européenne des Droits de l’Homme;
9.5.4 d’étudier les mesures qui conduiraient à l’établissement d’un ordre juridique européen cohérent en incorporant les principaux instruments normatifs du Conseil de l’Europe au système juridique de l’Union européenne, ou en adhérant aux principaux instruments juridiques du Conseil de l’Europe, que le Comité des Ministres devrait identifier, comme il le lui a été demandé par l’Assemblée à plusieurs reprises;
9.5.5 de veiller à ce que le commissaire aux droits de l’homme devienne l’institution européenne à laquelle l’Union européenne, comme tous les Etats membres du Conseil de l’Europe, pourrait soumettre tous les problèmes de droits de l’homme qui ne relèvent pas des mécanismes de suivi et de contrôle existants, et de demander instamment aux Etats membres du Conseil de l’Europe d’augmenter de façon significative les ressources du bureau du commissaire pour permettre à ce dernier de s’acquitter de sa mission;
9.5.6 de remplacer la «clause de déconnexion» par une «clause de modulation», en précisant que les Etats membres de l’Union européenne sont tenus de respecter les conventions du Conseil de l’Europe, en partie par l’exercice des compétences de l’Union européenne. En cas d’incohérences, le mécanisme normal prévu pour faire des réserves devra être utilisé;
9.5.7 de créer un comité de coordination dans le domaine des activités normatives, afin d’intensifier la coopération en vue de l’élaboration de nouveaux instruments juridiques internationaux;
9.5.8 de garantir que l’Union européenne et le Conseil de l’Europe élaborent ensemble une stratégie et mettent en place un mécanisme pour promouvoir la démocratie, en tirant pleinement parti des compétences de la Commission européenne pour la démocratie par le droit (Commission de Venise) et du nouveau Forum sur l’avenir de la démocratie créé lors du 3e Sommet;
9.5.9 d’intégrer les normes et les valeurs du Conseil de l’Europe, et d’exploiter son savoir-faire dans le cadre de la politique européenne de voisinage;
9.5.10 de se servir du Conseil de l’Europe comme d’un forum de dialogue interculturel;
9.5.11 d’approfondir les relations institutionnelles entre l’Union européenne et le Conseil de l’Europe, en organisant des réunions à haut niveau pour la coordination des activités axées sur les questions stratégiques et tenues à intervalles réguliers, avec la possibilité de tenir des réunions supplémentaires pour les questions urgentes;
9.5.12 d’ouvrir un bureau permanent de la Commission européenne à Strasbourg afin d’assurer des contacts plus étroits avec le Conseil de l’Europe et de garantir la participation de ses représentants aux réunions de travail pertinentes;
9.5.13 de donner une dimension parlementaire aux réunions quadripartites afin, notamment, d’augmenter leur teneur démocratique ainsi que leur transparence;
9.5.14 d’améliorer la coopération entre l’Assemblée et le Parlement européen, fondée sur la reconnaissance de valeurs et d’intérêts communs, de manière efficace et pragmatique;
9.5.15 de donner un rôle de premier plan à l’Assemblée et au Parlement européen dans la définition des relations futures entre l’Union européenne et le Conseil de l’Europe.