Cette déclaration écrite ne reflète pas la position de l’Assemblée, mais uniquement celle des membres qui l’ont signée. Elle ne fera pas l’objet de mesures supplémentaires de l’Assemblée.
Alors que le Premier ministre iraquien effectuait récemment
une visite à Téhéran, la pression s’est intensifiée sur les résidents
des camps Ashraf et Liberty. Le 20 avril, le Gouvernement iraquien
a déployé des blindés dans le camp Liberty et enlevé les clôtures
en dur entourant les caravanes, qu’ils protègent des explosions
et des tempêtes de sable. Il refuse également toujours d'appliquer
des accords avec le RSSG concernant la présence policière dans le
camp. Faisant preuve d'inhumanité, le gouvernement empêche le transfert
de véhicules et caravanes spéciaux pour les personnes handicapées.
L'infrastructure du Camp Liberty est dans un état critique.
La ration d'eau par résident représente un tiers seulement de la
consommation d'eau par personne en Iraq. Les résidents ne cessent
d'adresser des requêtes au gouvernement et aux Nations Unies pour
brancher les canalisations d’amenée d’eau du Camp sur le réseau urbain
d’eau potable, sans réponse jusqu’à présent. Dans le même temps,
des pressions s’exercent de plus en plus sur d’autres résidents
locaux pour qu’ils se transfèrent à Camp Liberty.
Nous demandons instamment aux Etats membres, aux Etats-Unis
et aux Nations Unies de mettre un terme aux nouvelles arrivées de
résidents à Camp Liberty tant que les conditions minimum ne sont
pas réunies, notamment par le retrait des blindés, le branchement
aux réseaux urbains de distribution d’eau et d’électricité et le
transfert d’au moins quelques voitures et de l‘infrastructure nécessaire
pour accueillir des patients. Les Nations Unies et leur Représentant
spécial doivent adopter une position ferme face aux violations des engagements
pris par le Gouvernement iraquien.