Dans sa Recommandation 1562 (2002) « Contrôler le diagnostic et le traitement des enfants hyperactifs en Europe », l’Assemblée parlementaire avait fait état de sa préoccupation quant au nombre croissant d’enfants qui font l’objet d’un diagnostic de trouble de « déficience de l’attention/hyperactivité » (TDAH) ou d’anomalies comportementales associées. Or, le phénomène est encore plus répandu et problématique aujourd’hui.
L’Assemblée constate que, selon cette recommandation, la controverse entourant le TDAH porte non seulement sur le point de savoir s’il peut objectivement être décrit comme une anomalie ou une maladie, mais surtout s’il est justifié de traiter les enfants qui présentent de tels symptômes au moyen de psychostimulants ; et que les effets à long terme de ces substances, qui ne peuvent amener la guérison, n’ont jamais été prouvés.
L’Assemblée est alarmée par le fait que cette question n’ait pas été traitée de manière appropriée par le Comité des Ministres qui, alors, s’était fondé sur des informations trompeuses fournies par des psychiatres dont on a appris entre-temps qu’ils partagent des intérêts particuliers avec l’industrie pharmaceutique.
L’Assemblée observe que le Comité des droits de l’enfant des Nations Unies, examinant la mise en œuvre de la Convention relative aux droits de l’enfant dans plusieurs pays européens ces dernières années, a exprimé sa vive inquiétude au sujet de cas de diagnostic erroné de TDAH suivi de l’administration de substances psychostimulantes.
Elle observe par ailleurs que, dans plusieurs Etats membres, des méthodes ont été élaborées qui permettent d’aider effacement et sans médicament les enfants présentant des problèmes d’attention ou de comportement, mais que ces méthodes sont peu connues.
L’Assemblée recommande que la recherche sur les causes et les traitements actuels des symptômes qualifiés de TDAH fasse l’objet d’une étude, de manière à améliorer les méthodes et critères de diagnostic et d’identifier des traitements appropriés. En coopération avec le Groupe Pompidou, elle entend mettre à jour le rapport et la recommandation de 1999, aujourd’hui dépassés.