4.1 d’encourager les Etats membres
à maintenir en vigueur le moratoire sur les renvois en Grèce des demandeurs
d’asile en vertu du Règlement (CE) no 343/2003
du Conseil établissant les critères et mécanismes de détermination
de l’Etat membre responsable de l’examen d’une demande d’asile présentée
dans l’un des Etats membres par un ressortissant d’un pays tiers
(Règlement de Dublin), à la lumière de l’arrêt rendu par la Cour
européenne des droits de l’homme dans l’affaire M.S.S. c. Belgique et Grèce;
4.2 d’organiser une table ronde sur la question de la réinstallation
et de la relocalisation, afin de proposer des idées et des solutions
en tenant compte de l’expérience de pays comme Malte qui ont joué un
rôle actif en la matière et ont une expérience à partager. Cette
table ronde pourrait accorder une attention particulière aux propositions
que le Conseil de l'Europe pourrait présenter concernant la réinstallation
et la relocalisation de mineurs non accompagnés, de femmes et d’autres
personnes vulnérables;
4.3 de réfléchir à la manière dont les Etats membres peuvent
aider la Grèce ou d’autres pays à venir à bout d’arriérés considérables
d’affaires de demandes d’asile, en tenant compte des compétences spécialisées
du Conseil de l'Europe dans le domaine de l’administration de la
justice;
4.4 d’étudier la possibilité pour le Conseil de l'Europe de
présenter pour la Grèce des projets pilotes novateurs afin de l’aider
à contenir la montée du racisme et de la xénophobie envers les migrants,
les réfugiés et les demandeurs d’asile, en faisant appel, entre
autres, à la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance
(ECRI) et aux Centres européens de la jeunesse, éventuellement en coopération
avec la Banque de développement du Conseil de l'Europe;
4.5 d’étudier comment les Etats membres du Conseil de l'Europe
peuvent aider la Grèce dans son important travail visant à démanteler
les réseaux de trafic illicite de migrants;
4.6 d’encourager les Etats membres du Conseil de l'Europe
et de l’Union européenne à adopter une position plus ferme contre
les pays refusant le retour de leurs ressortissants qui sont entrés
en Grèce et en Turquie sans autorisation légale et ne sont ni des
demandeurs d’asile, ni des réfugiés.