Sur la base de ces considérations, l’Assemblée invite les
Etats membres du Conseil de l’Europe:
5.1 à assurer que leur législation nationale inclut l’âge
en tant que critère de non-discrimination et tient compte du phénomène
de discrimination multiple;
5.2 à veiller à la mise en œuvre effective de la législation
anti-discrimination, y compris par la mise en place de mécanismes
de surveillance et d’un système d’incitations et de sanctions efficace,
le cas échéant;
5.3 à mettre en place des mesures positives en vue de faciliter
l’accès à l’emploi des seniors, prenant en considération la situation
des groupes particulièrement vulnérables;
5.4 à faciliter la réintégration sur le marché du travail
des travailleurs/euses seniors ayant vécu de longues périodes de
chômage ou d’arrêt de travail, notamment des femmes seniors qui
ont eu de longues périodes sans emploi rémunéré, par exemple pour
élever les enfants ou s’occuper d’autres membres de la famille,
et dont l’emploi a été caractérisé par des contrats temporaires
et à temps partiel;
5.5 à développer l’accès à des formations continues pour les
seniors en situation d’emploi ou de chômage afin de leur permettre
d’actualiser leurs connaissances, de se perfectionner et de s’adapter aux
nouvelles technologies et à leurs évolutions dans leur domaine professionnel;
5.6 à soutenir des campagnes d’information visant à faire
évoluer les mentalités à l’égard du vieillissement et à sensibiliser
davantage le public à l’expérience considérable des travailleurs/euses seniors,
et à promouvoir des approches novatrices concernant leur emploi,
telles que les systèmes d’aménagement du temps de travail, chaque
fois que possible (par exemple travail à temps partiel, emploi partagé,
rotation des tâches);
5.7 à encourager les programmes de mentorat pour faciliter
le dialogue entre les générations et à multiplier les échanges d’expérience
en vue d’éliminer les stéréotypes envers les seniors.