Le Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement inclut le règlement des litiges entre les Etats et les investisseurs selon une procédure secrète qui permet aux sociétés multinationales de faire pression sur les gouvernements et de les poursuivre pour leurs manques à gagner découlant de politiques publiques destinées à protéger les populations, en tant que consommateurs ou que travailleurs, ou à modifier le domaine des biens publics. D’après ce partenariat, ces litiges seront réglés en privé par des comités d’arbitrage plutôt que suivant une procédure judiciaire publique. Ces actions ou accords constituent une menace pour notre ordre démocratique, les droits de l’homme et l’Etat de droit ; enfin, le bénéfice partagé des activités commerciales ne doit pas se faire aux dépens de la justice sociale et économique qu’exige notre démocratie.
Par conséquent, l’Assemblée parlementaire devrait veiller à ce que toutes les propositions d’accord soient examinées attentivement au sein de nos commissions et qu’aucun accord ne soit conclu s’il porte atteinte aux principes fondateurs du Conseil de l’Europe que sont la démocratie, les droits de l’homme et l’Etat de droit.