Cette déclaration écrite ne reflète pas la position de l’Assemblée, mais uniquement celle des membres qui l’ont signée. Elle ne fera pas l’objet de mesures supplémentaires de l’Assemblée.
Nous avons observé les événements du Printemps arabe avec
une appréhension mêlée d’espoir et de joie. Nous avons admiré la
détermination, le courage et le dévouement avec lesquels les Egyptiens
ont lutté pour les droits civils auxquels, à juste titre, ils aspiraient.
L’attention publique internationale était focalisée sur l’Egypte.
L’attention et le soutien public international ont sans nul
doute contribué de manière importante à la victoire de la société
égyptienne sur un pouvoir étatique autoritaire et rejeté.
Toutefois, la victoire citoyenne n’a pas instauré une stabilité
durable en Egypte. Nous n’avons nullement l’intention de déclarer
notre soutien à l’une ou l’autre des parties au conflit politique
dans ce pays ; en revanche, nous sommes complètement abasourdis
et préoccupés par la manière dont se sont passés le procès et la condamnation
de militants des Frères musulmans. Condamner 529 personnes dans
un simulacre de procès mené à la va-vite est sans précédent dans
le monde d’aujourd’hui et constitue un meurtre judiciaire.
Nous sommes persuadés que la communauté internationale ne
saurait accepter le recours à la peine de mort en tant qu’instrument
de lutte contre des opposants politiques.
Les membres soussignés de l’Assemblée parlementaire en appellent
aux autorités égyptiennes – et à celles de tous les Etats dont le
droit autorise la peine de mort – pour que soit introduit un moratoire
à la peine capitale.